Le mouvement réel au quotidien

Le mouvement réel est la réalité de la Conscience comme Vie telle qu’elle se meut. L’Homme est la phase ultime du mouvement de la Conscience pour se reconnaître comme tel. 

Dans le mouvement général de la Vie, l’Homme contient son propre mouvement historique indissociable du premier et qui procède du même principe. 

Dans le rapport social aliéné l’Homme se produit comme dépossédé de lui-même et s’expérimente comme tel consciemment ou inconsciemment ( https://communionconsciente.fr/a-propos/ ).

Le rapport social est consubstantiel à l’Homme c’est par lui qu’il devient Homme commun. Le rapport social lui lègue sa substance fondamentale mais aussi le superflu s’il en est. Le rapport limité à l’autre et à la Nature est la faille qui produit ce superflu qui s’autonomisera en valeur d’échange, une production toujours plus grande de superflu divers en actes puis en pensées. 

C’est ainsi que naît l’Histoire et l’histoire personnelle comme fil conducteur d’une vie qui n’allant plus de soi produit une justification à sa triste trajectoire. L’histoire personnelle déterminée par l’Histoire prennent de plus en plus de place dans la reproduction de l’espèce au fur et à mesure que l’homme est dépossédé de ses moyens de production. Ce qui était directement vécu s’éloigne dans une représentation toujours plus prenante.

C’est ainsi qu’émerge la petite voix «dans la tête» qui prend petit à petit le pouvoir jusqu’à exercer un tropisme sur le vécu direct. L’histoire personnelle produit les pensées discursives elles-mêmes déterminées par l’Histoire mondiale qui produit les idéologies. Un mode de production humain produisant les hommes qui lui sont nécessaires, plus l’individu se croit séparé avec une histoire personnelle plus il est réceptif à l’idéologie qui entre en résonance et nourrit l’histoire personnelle, et plus il est conformément soumis au rapport d’exploitation.

Au quotidien, je peux me libérer du rapport social aliéné en ignorant sa production médiatrice superflue.

Je ne suis pas obligé de croire les histoires qui se racontent «dans ma tête» ou croire que c’est moi qui pense. Le mouvement réel de la Vie se déploie dans le vécu direct avec perfection et les commentaires mentaux souvent emprunt de malheur sont tout à fait accessoires et font médiations aliénante uniquement s’ils sont crus vrais. Cette Conscience malheureuse est malheuse car sa nature illimité et immuable est comme emprisonnée dans une histoire et des émotions limités et changeant qui sont crus comme étant le tout indépassable de l’expérience vécue maintenant.

Ainsi l’expérimentation joyeuse et curieuse de la Vie s’enferme dans une cosmogonie personnelle tissée de croyances, de tendances mentales latentes et de schémas comportementaux issues du rapport social qui appauvrissent l’expérience. Les émotions comme expression du flux et du reflux de célébration de la vie sont vécues dans la douleur ou la nostalgie. Les émotions sont fuies puis refoulée jusqu’à créer des cristallisations souffrantes qui dérèglent l’organisme.

Comment s’émerveiller lorsque la spontanéité infini de la vie au présent est enclos dans des projections futures déterminées par un passé trouble. Il est impossible d’apprécier le présent lorsqu’on en attend toujours autre chose, la Vie n’obéit jamais aux projections dictatoriales du personnage…

Célébrer le mouvement réel de la vie au quotidien c’est renouer avec la simplicité. Lorsque l’apparent individu séparé ne fait plus médiation avec la Vie, alors il ne reste que la Vie. Si l’histoire mondiale décidera du moment de libération de l’espèce, l’Intentionnalité permet à tout Homme de se reconnaître comme le divin lui-même faisant voler en éclats tout les médiations qui semblaient le séparer de lui-même. L’audace de mourir à tout ce que l’on croit être. 

Un changement de perspective où je ne suis plus uniquement le produit du rapport sociale mais où le rapport social apparaît en mon sein…

Le mouvement réel produit la réalité objective qui n’est que l’objectivation du vrai qui se manifeste tout le temps en tout lieu dans le quotidien le plus simple pour celui qui voit à partir de quoi les yeux ne peuvent pas voir…

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