D’où J’expérimente la Vie

Une Vraie question émerge non du point de vue du rapport social aliéné dont nous semblons à tort prisonniers, mais de la Vie que nous sommes tous en vérité.


Comment vivez-vous concrètement l’unité ?
Il n’est pas question ici de la représentation mentale de l’unité mais de comment l’unité s’expérimente dans la manifestation concrète contradictoire de la conscience universelle que nous sommes et qui s’est reconnue comme telle, telle qu’elle s’expérimente dans la matérialité. Comment vous expérimentez-vous maintenant et dans votre quotidien ?


Question a tous, question pratique de vécu direct :
Vis-je directement que je suis ce champ de conscience dans lequel apparaît la totalité du monde : Histoire mondiale, histoire personnelle, émotions, sensations corporelles, pensées. Suis-je ces objets disparaissent qui apparaissent ou me vis-je comme pure sujet immuable impersonnel au sein duquel même le sujet historique – avec un prénom(!?), une date de naissance(?!) et un héritage Historique – apparaît ?

Suis-je les deux en même temps ?


Mon vécu direct est-il: « Moi Pierre, je me sens en joie » ou « la Joie que je suis s’exprime intimement en mon sein »? Suis-je en colère ou y a-t-il de la colère qui émerge en mon sein ?

Comment accueillir en vérité le mouvement réel illimité du monde si je crois être un individu séparé limité aux objets suscités auxquels je m’identifie. Comment cet individu séparé limité peut-il même prétendre embrasser l’illimité, comment à partir du limité puis-je vibrer l’illimité, le limité peut-il contenir l’illimité ?

Révéler l’être générique est-ce dissoudre Pierre ? Est-il obligatoire que le rapport social aliéné s’autodétruise pour que je reconnaisse intimement ma vraie nature ? ou cela est-il nécessaire uniquement pour l’espèce en totalité?

Changement réel de perspective : Pierre peut-il se reconnaître comme la Vie ou la Vie que nous sommes peut elle reconnaître que tout apparaît en son sein, Pierre y compris ? Lorsque « je » vis une ouverture, un déclic,  est-ce Pierre qui vit l’ouverture ou l’ouverture a-t-elle eu lieu car Pierre a disparu ou a été relégué à l’arrière-plan?

Est-ce le Vin qui produit un émerveillement à Pierre. Est-ce l’Émerveillement lui-même qui s’est reconnu comme tel et comme substance de toute chose qui reconnaît l’émerveillement-Vin comme lui-même lorsqu’il entre en rapport avec lui?

Au bout du cheminement, lorsque le déclic tant attendu se produit et que je découvre cette blague cosmique de pour qui je me suis pris, l’expérience vécue est-elle: moi Pierre qui rigole ou des rires émergent-ils en mon sein ? Depuis, me sens-je toujours complet dans une parfaite imperfection même une fois l’euphorie de la reconnaissance passée ?

Pierre a-t-il lu ce message en tant que Pierre comme un texte extérieur auquel une voie mentale(prise pour « moi » individu séparé qui pense) s’oppose machiniquement? Ou la conscience universelle se reconnaît-elle comme ayant elle-même tout produit y compris ce message et sa réponse?

Puis-je produire une critique radicale de la totalité si je ne me suis pas charnellement reconnu comme la racine de la totalité ?

Si je ne vis pas en certitude d’expérimentation vraie ce renversement de perspective, ma parole peut-elle pointer honnêtement vers l’émancipation humaine ? Puis-je y prétendre dans une quelconque correspondance ? Et bien plus concret puis-je l’incarner dans l’extrême simplicité du quotidien ? Ai-je le choix ?


Tout ce qui est ne peut pas ne pas être.

Bon Vivre Ici.

au-delà du quelqu’un

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