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	<title>Christ &#8211; Communion Consciente</title>
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	<description>La Conscience Communeuse détermine tous nos rapports dans la vision claire que nous sommes déjà fondamentalement tous Un.</description>
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		<title>Les lumières du catholicisme</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 13:29:12 +0000</pubDate>
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<p>Le Catholicisme est une récupération de la parole Christique par le monde de l’avoir. Il permit durant le Moyen Âge d&rsquo;asseoir la puissance de la noblesse en légitimant la propriété foncière contre la propriété commerciale. Il a malgré tout cette spécificité d’avoir été en Europe le réceptacle privilégié des joies verticales des hommes simples disant par la transsubstantiation que l&rsquo;ecclesia du Christ avait vocation à se manifester maintenant sur terre. Cette plasticité au divin du rapport social médiéval a produit un catholicisme qui dans ses rites a su, malgré sa hiérarchie, rendre grâce au Christ.</p>



<p><strong>La confession</strong> a deux significations qui pointent vers le Un.</p>



<p>Lorsqu&rsquo;on se confesse, nous sommes toujours pardonnés quoique nous fassions révélant ainsi que l’histoire du personnage est sans importance que nous pouvons nous en libérer car quoi que nous fassions le Christ en fait automatiquement table rase.</p>



<p>C’est un appel à se détacher de l’Histoire d’un individu séparé et à voir que nous sommes au-delà du corps et de ses conditionnements. Peu importe les actes, les pensées, les remords, tout cela n’a aucune importance, aucune réalité définitive et sera automatiquement annihilé à chaque confession dans le pardon final. Celui qui regarde le futur à partir du passé est présentement emprisonné dans une boucle illusoire qu’il reproduit aveuglément. Qu’il soit compris que la confession est un symbole pour nous dépouiller et révéler notre vraie nature, la confession reproduite est elle-même illusoire car elle entretient un jeu de culpabilisation-déculpabilisation une sorte de relation commerciale avec Dieu comme le ramadan.&nbsp;</p>



<p>Le but de la confession n’est pas d&rsquo;entretenir un rapport narcissique d’auto-culpabilité où l’on sera toujours fautif et dépendant d’un clerc qui nous laverait une fois par semaine. Cette vision culpabilisatrice est une récupération de la classe dominante de l’époque pour encaserner le paysan réfractaire comme le font aujourd’hui les curés gauchistes avec les idéologies inclusivistes forcenées.</p>



<p>En vérité, il n’y a jamais de fautes, jamais de bon ou de mauvais choix puisque tout est toujours pardonné. La confession est un jeu de rôle joué entre le prétendu pêcheur et le prétendu sauveur, c’est une parabole théâtralisée qui pointe vers l’universalité de notre vraie nature afin que l’histoire individuelle soit Vue. Si tu mets la main à la charrue débarrasse-toi de toute cette histoire illusoire juste en la voyant pour ce qu’elle est : une histoire, des pensées qui ravivent inutilement un passé à jamais disparu, c’est de l’auto-persécution.</p>



<p>La confession est une invitation à déballer l’histoire du personnage afin de pouvoir poser un regard dessus comme étant une histoire, un conte, une illusion et de tout jeter à la poubelle dans un pardon final. Cela peut être fait en une fois et donc inutile de revenir se confesser sans quoi cela devient un jeu de dupes répété à l’infini…</p>



<p>Une fois la confession effectuée et l’histoire vue pour ce qu&rsquo;elle est, l’invitation est au <strong>repentir</strong>.</p>



<p><strong>Repentir</strong></p>



<p>Dans sa forme originelle, le repentir Latin est un changement de perspective radicale, un retournement de la conscience.</p>



<p>Se repentir suite à la confession c’est l’abandon de la perspective individuelle limitée qu’est l’histoire individuelle telle qu’elle a été contée lors de la confession (l’histoire de Pierre Paul Jacques) pour embrasser la perspective universelle.Dans le repentir, au lieu de se voir comme un individu séparé du monde,il est vu que nous sommes le monde en totalité sans séparation.</p>



<p>La perspective que nous sommes le divin unifié d’abord et qu’ensuite il apparaît des objets au sein du divin unifié que nous sommes…qu’ il apparaît le corps, les conditionnements, les pensées, la nature etc. Bref, il apparaît le monde, notre monde. L’individu apparaît au sein de la conscience et non l&rsquo;inverse. En réalité, Le divin est tout, il n’y a pas le Divin et dans le Divin des choses qui apparaissent.Le Divin que nous sommes est à la fois les apparitions impermanentes et l&rsquo;absolu permanent, de plus les apparitions éphémères procèdent de la même substance que l’absolu, sont l’absolu, tout est Un.</p>



<p><strong>Le péché</strong></p>



<p>Pêcher veut dire en Grec «Manquer le But». Prenons ici le But dans son ultime signification comme aboutissement, accomplissement de l’Homme puisque c’est de ce dont il s&rsquo;agit.</p>



<p>Le pêcheur est invité à se confesser car par la repentance, il va «atteindre le But» qui justement est de prendre conscience qu’il n’y a aucun but intermédiaire à atteindre puisque nous sommes déjà le Divin que nous cherchons de toute éternité. C’est par le dressage social qu&rsquo;une médiation semble apparaître entre l’Homme et le Divin. Cette médiation se caractérise par une accumulation de croyances quant aux phénomènes qui apparaissent en notre sein qui produisent des cristallisations émotionnelles et mythologiques qui tordent le réel. L’identification à ces cristallisations produit des conditionnements qui se soldent par des comportements inhumains. Par l’identification la Conscience se prend pour la médiation, ainsi la médiation n’est plus vue comme médiation illusoire puisqu’elle devient le point de départ de l&rsquo;expérimentation. Je ne suis plus Conscience, je suis Pierre avec une histoire personnelle qui se caractérise par des comportements conditionnés machiniques.&nbsp;</p>



<p>Pour aller à la racine, nous voyons ici que juger les comportements comme tels c’est manquer le But puisque la source de ces comportements est la médiation crue vraie. Ainsi un homme esclave des conditionnements sociaux que l’histoire lui a légués est voué à pêcher. Un homme qui cherche son salut dans la réorganisation de la médiation en reste esclave et est donc voué à pécher. La seule sortie est de se reconnaître comme Conscience consciente, perspective à partir de laquelle la médiation est vue comme telle et perd donc sa capacité hypnotique. Le résultat étant contenu dans le début, seule la repentance de la conscience qui se retourne sur elle-même produit la perspective vraie à partir de laquelle le vrai se met en perspective. Tout peut être alors directement vécu sans péché.</p>



<p>Lorsque l’on se confesse, c’est que l’on a encore quelque chose à confesser, se confesser c&rsquo;est dire que l’on croit encore à l’histoire individuelle, se définir comme pêcheur c’est manquer le But.</p>



<p>Le principe de but tels qu’ils nous est imposé par le mode de production de la séparation est qu&rsquo;il ne peut jamais être atteint sans quoi il n’est plus un but. C’est pour cela qu’un but est toujours remplacé par un autre à l’infini, le but ultime caché derrière tous les buts étant de toujours avoir un but à se mettre sous la dent. Dans cette définition du but, l’acte de manquer le but est contenu dans le fait même d&rsquo;avoir un but, s&rsquo;imposer des buts est un conditionnement compulsif névrotique hérité de la société de l’avoir. En réalité, pour arrêter de manquer le but, il suffit d&rsquo;arrêter de se donner des buts extérieurs à nous-mêmes hérités de l’aliénation. C’est un appel à réaliser que nous sommes le tout, que nous sommes le Divin qui joue à se croire séparé en se créant un but. Car avoir un but c’est postuler que nous serions un individu séparé posé ici et qui devrait atteindre quelque chose posé là-bas plus loin dans le temps et l’espace. En réalité, nous nous auto-réalisons en permanence. Lorsque nous nous reconnaissons comme la Vie nous avons une confiance inébranlable en la Vie et nous sommes persuadés qu&rsquo;il arrivera exactement ce qu’il doit arriver, <strong>le but est alors remplacé par un élan naturel du cœur sans enjeux</strong>, l’enjeu est remplacé par le jeu. En revanche, le but est une projection mentale dans un futur hypothétique qui provient d’une angoisse, d&rsquo;un postulat qui voudrait qu&rsquo;il serait possible que nous n’arrivions pas à être ce que nous sommes ou qu&rsquo;il faudrait que nous soyons autre chose, or ce qui est ne peut pas ne pas être et nous devenons uniquement ce que nous pouvons devenir. Je peux m’imposer le but de devenir pianiste et alors je fais dépendre «mon» bonheur d’un événement spécifique. Ainsi, j’ajoute un enjeu au jeu. En réalité, si je dois devenir pianiste je le deviendrai car l’élan de vie qui m’y poussera sera incoercible. </p>



<p>Prendre ce qui arrive et en faire une histoire qu’on rattache à un Moi hypothétique est une appropriation narcissique du tout.</p>



<p>Le Christ répond toujours: lave-toi de tes péchés, lave-toi de ce conditionnement compulsif de te prendre pour un individu séparé du monde à qui il pourrait arriver des choses, à qui il pourrait arriver autre chose que ce qui arrive.</p>
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		<title>Vivre le Christ</title>
		<link>https://communionconsciente.fr/2024/12/10/vivre-le-christ/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 11:21:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ici, vous n&#8217;accumulerez pas de faux savoirs supplémentaires, vous vous débarrasserez de ce qui obstrue le Vrai qui rayonne déjà en vous ! « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je suis venu apporter, non la paix, mais l&#8217;épée » (Mat, X, 34-38) L&#8217;épée vient trancher le [&#8230;]</p>
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<p>Ici, vous n&rsquo;accumulerez pas de faux savoirs supplémentaires, vous vous débarrasserez de ce qui obstrue le Vrai qui rayonne déjà en vous !</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je suis venu apporter, non la paix, mais l&rsquo;épée » (Mat, X, 34-38)</em></p>



<p>L&rsquo;épée vient trancher le voile de l&rsquo;illusion.&nbsp;L&rsquo;illusion est produite en médiation du réel.&nbsp;</p>



<p>Par les conditionnements sociaux la Conscience que nous sommes se goûte elle-même médiée par des filtres.&nbsp;Il s&rsquo;agit de voir les filtres pour ce qu&rsquo;ils sont afin de distinguer notre nature réelle.&nbsp;</p>



<p>Ce message s&rsquo;adresse à la conscience qui se croit être un individu séparé. L&rsquo;apparent individu séparé cherche à tout prix la paix sans jamais la trouver puisqu’il en est l’entrave. La paix tant espérée ne se peut reconnaître comme telle qu&rsquo;une fois tranché le voile de l’illusion. C&rsquo;est une invitation au renversement de perspective, reconnaître que nous sommes l&rsquo;absolu au sein duquel apparaissent directement les finitudes au lieu de passer par moi PierrePaulJacques finitude qui expérimente d&rsquo;autres finitudes à l&rsquo;infini, en quête d&rsquo;universel. Cette expérimentation du mauvais infini qui est le quotidien de l’humain dans les sociétés de l’avoir vient du fait que l&rsquo;Homme qui se sépare de la nature, se sépare de lui-même dans une représentation constitué de schémas mentaux conditionnés qu’il identifie comme lui-même et qui viennent faire médiation au mouvement réel dans le quotidien et dans l’appréhension de l’Histoire. À partir du moment où, au Néolithique, l&rsquo;Homme pose une médiation objective entre lui et le Tout, il se crée comme individu séparé faisant apparaître cette impression de séparation dans l’expérience.</p>



<p>L’épée n&rsquo;est pas une invitation à ce que le personnage s’arme de son épée de bois pour combattre sa représentation du faux là où il la met, c&rsquo;est à dire toujours à l’extérieur. Le faux ne peut produire du vrai, on ne combat pas le faux à partir du faux. L&rsquo;invitation est de retourner l&rsquo;épée contre soi-même afin de tuer la personne illusoire, et ne pouvant tuer une illusion, juste reconnaître que c&rsquo;est une illusion.</p>



<p>Et c&rsquo;est uniquement là que l&rsquo;épée de bois se transforme en épée de distinction par auto-transverbération produisant la transsubstantiation. Ce renversement de perspective, ce vrai repentir, est la source du Vrai, il n&rsquo;est alors plus possible de ne pas être en vérité. C’est uniquement<em> ici</em> que commence l’Agir Vrai.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Cet enfant est au monde pour le salut et la ruine d&rsquo;un grand nombre en Israël, et pour être un but à la contradiction ; vous-même, vous sentirez le glaive transpercer votre âme : et ainsi seront révélées les pensées cachées dans le cœur d&rsquo;un grand nombre. » (Luc, II, 33-35)</em></p>



<p>Dans le monde aliéné le salut passe par la ruine car re-naître au Vrai Soi passe par mourir au faux soi. Tant que nous ne somme pas nés une deuxième fois nous sommes perdus dans une lutte Donquichottesque contre le mal. Christ met fin à la recherche dans le contradictoire par dépassement des extrêmes existentielles dans l’être de l’amour. </p>



<p>Les pensées apparaissent au sein du cœur mais ne sont pas vues pour ce qu&rsquo;elles sont: des pensées disparaissantes, elles sont crus définitivement vraies. C&rsquo;est ainsi qu’on s&rsquo;identifie à des pensées discursives qui ne nous appartiennent pas mais qui sont le fruit du rapport social. Voir avec les vrais yeux de la Conscience c’est distinguer Christ de Jésus. Le glaive de la reconnaissance produit la vision claire.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Vous avez appris qu&rsquo;il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Et moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant ; mais si quelqu&rsquo;un te frappe sur la joue droite, tends-lui encore l&rsquo;autre. (Mat, V, 38-42)</em></p>



<p>C’est un appel a mettre un terme à l’histoire personnelle et cela désigne la fin de l’Histoire comme destination. Tant que l&rsquo;on ne sort pas du cercle vicieux de la dette héréditaire perpétuelle, la Conscience universelle que nous sommes est comme absorbée dans une histoire étriquée de malheur, de rancune, de réparation. Pardonner est le plus beau cadeau que l&rsquo;on puisse se faire. Le pardon ultime, c&rsquo;est de se pardonner d&rsquo;avoir oublié notre vraie nature par la domestication sociale. Celui qui vit n&rsquo;a pas le temps pour ces bisbilles, il s&rsquo;émancipe de l’histoire malheureuse dans la reconnaissance que ce que nous sommes est intouchable. Cette joue universelle tendue est inatteignable. L&rsquo;erreur n&rsquo;est pas de se défendre d&rsquo;une agression, c&rsquo;est de croire que le rapport asservisseur-asservit constitue la totale vérité du vécu direct. Un rapport d&rsquo;asservissement peut apparaître au sein de la vie que nous sommes, mais il n&rsquo;est nullement obligatoire de s&rsquo;asservir au rapport d&rsquo;asservissement. Il n&rsquo;y a que celui qui a quelque chose à perdre qui se soumet. Il n&rsquo;y a que celui qui se prend pour un individu séparé qui croit avoir quelque chose à perdre. L’ asservisseur a besoin de l’asservit pour exister et réciproquement. Lorsque l&rsquo;on ne s&rsquo;identifie plus à aucun rôle, on n’entre plus en résonance avec un potentiel contraire. Si je ne me définis ni asservisseur ni asservi, je n&rsquo;attire ni asservisseur, ni asservi… L’essentiel est donc cette prise de recul, ce changement de perspective qui permet de se départir du personnage auquel on s&rsquo;était identifié… et ô miracle, lorsque je me reconnais comme sans contraire je n&rsquo;attire plus aucun extrême…La vie que nous sommes est sans contraire, elle est le mouvement insaisissable de naître et de périr.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>« Il leur proposa aussi cette comparaison : Personne ne met à un vieux vêtement un morceau pris à un vêtement neuf : autrement, on déchire le neuf, et le morceau convient mal au vêtement vieux. Personne non plus ne met le vin nouveau dans des outres vieilles : autrement, le vin nouveau rompant les vaisseaux, il se répandra, et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves, et tous les deux se conservent. » (Luc, V, 36-38)</em></p>



<p>C&rsquo;est une invitation comme la parabole de la charrue et tant d’autres, à accepter de laisser totalement mourir notre représentation limitée du monde et de nous-même. En effet, rien ne subsiste aux feux de la conscience. L’ancien réceptacle, ce personnage,  est impropre à recevoir le Logos. L’individu séparé est une production sociale adéquate au mode de production qui l’a produit. Un mode de production produit à la fois le contenant et le contenu. L’individu séparé est le réceptacle adéquat à recevoir les conditionnements sociaux et à s&rsquo;y limiter afin de fonctionner en société aliénée. Or on ne peut pas se croire individu séparé et en même temps se reconnaître en tant que conscience universelle. Le premier est l’obstacle au second, le second détruit le premier.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Je suis venu jeter le feu sur la terre, et que désiré-je, sinon qu&rsquo;il s&rsquo;allume ? Je dois être baptisé d&rsquo;un baptême, et quelle angoisse en moi jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il s&rsquo;accomplisse. (</em>Luc, XII, 49-53)</p>



<p>L&rsquo;eau du baptême symbolise à la fois la mort par immersion de l&rsquo;ancienne vie du croyant, livrée au péché, et sa naissance dans une dimension divine et éternelle. Balayer toute croyance, pour ne plus manquer le but (pécher) et ainsi naître à notre vraie nature qui est cette dimension divine et éternelle.&nbsp;</p>



<p>L’angoisse est l’auto-écrasement expérimenté par la Conscience lorsqu’elle se limite par identification ou déni aux émotions et pensées qui émergent en son sein. Trivialement, c&rsquo;est cette pression souvent ressentie dans le plexus <em>solaire</em> lorsque nous écrasons notre <em>rayonnance</em>. Ne luttez pas contre cette sensation, observez l&rsquo;angoisse envahir le corps pour que rejaillisse la lumière divine. Quelle Renaissance, quel soulagement lorsque toutes ces cristallisations mentales et émotionnelles héritées de la société se dissolvent dans le feu éternel de la conscience !</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>«Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division. Car désormais cinq personnes dans une maison seront divisées, trois contre deux et deux contre trois : le père contre son fils, et le fils contre son père ; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère ; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère.»(</em>Luc, XII, 49-53)</p>



<p>Cela n’invite pas l’apparent personnage à prendre son épée de bois pour molester sa famille afin de se sentir plus vrai, plus légitime, plus digne, plus… Ici la contradiction est toujours exposée dans la même logique, elle est générationnelle. Nous sommes cette maison (cet espace d’accueil, ce champ de conscience) dans laquelle le nouveau se départit de l&rsquo;ancien.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>«Une grande foule de peuple marchant avec lui, il se retourna vers eux et leur dit : Si quelqu&rsquo;un vient à moi et ne hait pas son père et sa mère, sa femme et ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et celui qui ne porte pas sa croix et ne me suit pas, ne peut être mon disciple.»</em> (Luc, XIV, 25-27)</p>



<p>En tant qu&rsquo;individu séparé, les rôles sociaux apparaissent comme un horizon indépassable.</p>



<p>Quoi de plus dur que d&rsquo;abandonner son enfant ou ses parents. Se reconnaître comme conscience universelle c’est se reconnaître comme le père de toute chose, une transition vers un amour inconditionnel qui transcende l&rsquo;amour existentiel et l’attachement familiale. Lorsque l&rsquo;on est sur le seuil de la reconnaissance il peut y avoir une peur de ne plus être capable d&rsquo;aimer ce que l&rsquo;on a aimé jusqu’ici, bien au contraire tout est embrassé en transparence même l’amour existentiel lorsqu’on rompt les attaches. Les disciples doivent porter cette croix qui est l&rsquo;interjonction explosive entre la vie horizontale et la vie verticale. Et lorsque enfin on ose porter cette croix, quelle joie de voir que loin de nous peser, elle nous libère de la conscience malheureuse qui veut faire de sa vie un sacerdoce horizontal narcissique…</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>« Ainsi donc, quiconque d&rsquo;entre vous ne renonce pas à tout ce qu&rsquo;il possède ne peut être mon disciple »(Luc, XIV, 33)</em></p>



<p>Ici, l&rsquo;invitation est a se départir une fois pour toute de la logique de possession et non pas de s&rsquo;y maintenir en prétendant lutter contre. Le personnage critique perdu dans un mauvais infini va renforcer son culte narcissique en faisant de <em>«</em>sa<em>»</em> vie un combat contre le monde de la possession afin d&rsquo;affirmer: <em>«</em> je suis un homme bon, je n&rsquo;ai plus de pratique aliénée, je tranche tel le Christ <em>»</em>, se positionnant a un extrême, il a besoin de son opposé pour exister, pour donner un sens à sa vie. Hors, ici est l&rsquo;erreur fondamentale de perspective, en dernière instance ce qui produit le mouvement aliénant d&rsquo;une pratique est son point de départ et non uniquement le contenu de la pratique même. Si mon point de départ est moi <em>«</em>Pierrepauljacques<em><em>»</em></em> individu séparé je fais ceci… Alors j&rsquo;incarne le faux, c&rsquo;est bien cette fausse impression qui est a l&rsquo;origine de la production de mon monde comme séparé, c&rsquo;est elle qui doit bruler dans feu cosmique de la Conscience.</p>



<p></p>



<p></p>



<p>« <em>Quiconque cherchera à sauver sa vie, la perdra, et quiconque l&rsquo;aura perdue, la sauvera. » (Luc, XVII, 33)</em></p>



<p>L&rsquo;invitation à la mort du personnage qui n&rsquo;est qu&rsquo;une mort «psychologique».&nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>La rayonnance du divin ne viendra point d&rsquo;une manière qui frappe les regards. On ne dira point : Elle est ici, ou elle est là ; car la rayonnance du divin est au milieu de vous. » (Luc, XVII, 20-21)</em></p>



<p>Dieu n&rsquo;est pas un élément extérieur.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes tous le Divin, nous pouvons l&rsquo;expérimenter si nous avons l&rsquo;audace de le laisser rayonner en nous-même comme nous-même. S&rsquo;abandonner comme étant le divin, c’est voir au moyen de quoi les yeux ne peuvent pas voir, le Voir de la Conscience qui se reconnaît en toute chose comme elle-même, le Tout Un.</p>



<p></p>
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