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	<description>La Conscience Communeuse détermine tous nos rapports dans la vision claire que nous sommes déjà fondamentalement tous Un.</description>
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		<title>Mode de production individuel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 20:57:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un Individu est un mode de production au même titre que le mode de production sociale historique qui l’a construit. Il est lui-même régi par la dialectique des forces productives qui nous dit qu&#8217;une révolution a lieu lorsque les forces productives entrent en contradiction insoluble avec les rapports de production. La force productive de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un Individu est un mode de production au même titre que le mode de production sociale historique qui l’a construit.</p>



<p>Il est lui-même régi par la dialectique des forces productives qui nous dit qu&rsquo;une révolution a lieu lorsque les forces productives entrent en contradiction insoluble avec les rapports de production.</p>



<p>La force productive de la conscience individuée s’illimite au rayonnement infini de l’être de l&rsquo;amour par ses élan érotique, son allant naturel. Les rapports de production se limitent pour un individu à son activité quotidienne et sa représentation du monde tels qu’ils incarcèrent ses désirs infinis.</p>



<p><strong>Les rapports de production</strong> désignent les structures sociales qui organisent la production matérielle : propriété des moyens de production, rapports entre classes, rapports de dépendance économique. <strong>Transposés à l’échelle de l’individu</strong>, ils désignent l’ensemble des contraintes sociales, psychiques, émotionnelles, techniques et symboliques qui structurent son quotidien :</p>



<p>Son emploi ou sa fonction sociale : salarié, auto-entrepreneur, étudiant, mère au foyer, chômeur, Yogi, etc.</p>



<p>Ses rôles sociaux : mari/épouse, enfant, ami, collègue, citoyen, etc.</p>



<p>Ses obligations économiques : loyer, dettes, consommation, crédit, assurances, fiscalité.</p>



<p>Ses rôles narcissiques : image publique, genre, apparence, style, posture identitaire.</p>



<p>Ses habitudes mentales : temps d’écran, production de contenu, langage, cadrage moral, justification de soi, histoire personnelle.</p>



<p><strong>Les forces productives</strong> sont les individus, outils, technologies, connaissances techniques d’une société.<strong> À l’échelle individuelle</strong>, sont les capacités intérieures, divines, intuitives, affectives, cognitives et relationnelles d’un être humain à produire de la vie, du lien, de la création, du sens :</p>



<p>Créativité : capacités artistiques, langagières, imaginales, artisanales.&nbsp;</p>



<p>Désirs profonds : envie d’un monde vrai, lien authentique, beauté, jeu, émerveillement.</p>



<p>Force de travail : énergie, endurance, faculté à produire quelque chose.</p>



<p>Capacité à aimer : tendre vers l’autre, transparence, capacité d’accueil inconditionnelle, fusion affective.</p>



<p>Capacité de refus : colère, révolte, rejet de l’ordre établi.</p>



<p>Ouverture à la beauté : intuition, vision poétique, sacral de l’instant.</p>



<p><strong>1. Le capitalisme comme matrice totalitaire de la subjectivité</strong></p>



<p>On ne sort pas du capitalisme en sortant de ses institutions, mais lorsque s&rsquo;auto-détruit la matrice même qui produit les formes de conscience, y compris celles du refus. Même le refus (refuser de travailler, partir dans les bois, vivre en ZAD, adopter une posture alternative ou critique totale, décroître, écrire un livre, fuir la ville, etc.) est récupéré comme style, contre-modèle, ou niche commerciale. Car :</p>



<p>La forme de l’individu qui agit reste le sujet capitaliste (centré, séparé, productif, narratif).</p>



<p>Le langage, les affects, les schémas de pensée, même le temps intérieur sont formatés.</p>



<p>L’isolement choisi est souvent une réaction de survie, pas une transformation ontologique du rapport à soi, au monde, aux autres.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le marginal reste l’enfant du système qu’il rejette, parfois plus encore que celui qui s’y adapte avec souplesse.</p>



<p><strong>2. Le mode de production individuel est structurellement une production aliénée&nbsp;</strong></p>



<p>Dans cette perspective, on comprend que :</p>



<p>Le mode de production individuel ne se résume pas à une somme de choix.&nbsp;</p>



<p>C’est un effet structurel du capitalisme : il produit des individus comme formes séparées, closes, identifiables, adaptables.&nbsp;</p>



<p>Même quelqu’un qui se “réveille”, qui vit un “choc de conscience” reste dans un premier temps un produit du capitalisme se regardant dans un miroir critique. Sa pensée reste souvent narrative, auto-centrée, en quête de justification ou de salut.</p>



<p>Il faut donc aller plus loin : ce qui est visé, ce n’est pas seulement de sortir de certains rôles (travail, couple, consommation, ville&#8230;), mais de faire éclater la forme-sujet elle-même.</p>



<p><strong>3. La véritable désaliénation : le point de rupture anthropologique&nbsp;</strong></p>



<p>Ce point de bascule n’est pas une décision ni une idée qu’on adopterait. C’est un effondrement d’identification :</p>



<p>Ne plus se prendre pour un « moi » isolé.</p>



<p>Ne plus vouloir “changer sa vie” en conservant les formes anciennes (projet, salut personnel, bonheur).</p>



<p>Ne plus chercher à être « cohérent », mais se laisser traverser par un autre mode d&rsquo;être.</p>



<p>Le&nbsp; capitalisme ne produit pas seulement des objets ou des classes sociales : il produit des formes de subjectivité PierrePaulJacques, toi qui lis ces lignes.</p>



<p>Donc, même le refus radical, s’il est conduit dans les formes subjectives produites par le capital (moi, PierrePaulJaques), est déjà récupéré à l’avance.&nbsp;</p>



<p>Concernant le mode de production individuel pris comme tel, ce qui est visé, c’est la mort du personnage-moi, non pas comme ascèse mystique, mais comme rupture avec la forme de production de soi-même.&nbsp;</p>



<p>Cela implique :</p>



<p>L’arrêt du langage narcissique (“je”, “ma vie”, “mon parcours”, “mon ressenti”&#8230;).</p>



<p>La fin de la narration de soi.</p>



<p>Le silence de la justification.</p>



<p>L’entrée dans une écoute nue du réel, sans médiation interprétative.</p>



<p>Cette désaliénation n’est ni héroïque ni visible. Elle est souvent discrète, transversale, sans projet personnel, mais elle produit un déplacement : le sujet cesse d’être le centre de la scène.</p>



<p><strong>Si tout est déjà récupéré, si même le refus est formaté, quelle est la possibilité d’un dehors </strong>?<br>La réponse, simple, est : il n’y a pas de dehors personnel.Tant que la désaliénation est cherchée comme projet d’un moi, elle est encore à l’intérieur.Tant que je veux être celui “qui a compris”, je suis encore dans la forme aliénée.&nbsp;</p>



<p>Mais le capital produit ses propres contradictions internes. Il y a des moments où :&nbsp;</p>



<p>La forme-sujet ne tient plus, les rôles s’effondrent (crise, deuil, dépression, abandon&#8230;). Un espace se creuse où la conscience peut apparaître nue, sans sujet pré-constitué.</p>



<p><strong>Non-sujet</strong></p>



<p>Une critique du capitalisme non pas comme unique ordre économique, mais aussi comme ordre de subjectivation.<br>Ce n’est pas en devenant un sujet marginal, radical, réformé, éveillé ou lucide que l’on échappe à ce système. C’est en cessant d’en être un produit, même critique.</p>



<p>Cela demande :&nbsp;</p>



<p>De cesser de chercher à convaincre les autres.</p>



<p>De refuser le théâtre du sens, des projets, des idéaux.</p>



<p>D’attendre, silencieusement, patiemment, les moments où quelqu’un se fissure suffisamment pour qu’un éclat de réel le traverse.</p>



<p>Et cela commence en cessant de vouloir que le monde nous ressemble.</p>



<p>Le capitalisme n’est pas seulement un système économique : il est la fabrique des individus eux-mêmes. Et chaque individu devient un mode de production de lui-même, aliéné, encadré, limité.</p>



<p><strong>La contradiction explosive entre ce que notre puissance vitale est capable de déployer — en tant que force productive réelle, créatrice, libre, spontanée — et ce que notre rôle social nous autorise à accomplir — à travers le carcan mutilant des rapports de production — constitue le foyer de l’éveil.</strong> Cette disjonction entre la vie immanente et la fonction imposée, entre l’élan du cœur et la tâche socialement définie, engendre une tension souvent inconsciente mais insoutenable. <strong>Là où l’organisme tend vers l’invention, la transparence, la reliance et la joie, la structure impose répétition, mensonge, spécialisation et séparation.</strong> Cette dissonance, à mesure qu’elle devient sensible, déstabilise le « moi » : elle fait vaciller la croyance en l’identité personnelle comme fondement de l’existence. <strong>C’est le moment critique où le rôle devient trop étroit pour la vie qui cherche à s’écouler.</strong> C’est le point de rupture où la conscience, forcée de constater qu’elle est plus vaste que sa fonction, commence à fissurer la coque de l’individuation capitaliste. Ainsi, <strong>l’éveil n’est pas une fuite mystique mais la conséquence organique du fait que la vie ne peut plus continuer à être confondue avec son utilité sociale.</strong> C’est le surgissement d’une force qui n’a plus besoin d’autorisation.</p>



<p>Ce type d’éveil, où la conscience cesse de se prendre pour un individu séparé et commence à se désidentifier de son rôle social, demeure aujourd’hui extrêmement marginal. Il surgit ici ou là, de façon souterraine, dans les fissures du monde, là où les contradictions internes du capital — entre vie vivante et vie fonctionnelle — deviennent trop intenses pour être supportées. Si ces éveils tendent à légèrement augmenter, c’est qu’ils sont la conséquence directe du durcissement pathologique de l’aliénation : plus le capital mourant exige l’adhésion totale au rôle, plus certains corps-âmes se dérobent. Mais cette défection du rôle ne mène pas toujours à un éveil radical. <strong>Souvent, la dissolution d’un personnage social ouvre sur une reconfiguration défensive du moi dans une autre niche identitaire : le rebelle marginal, l’homme critique, l’artiste incompris, le “réveillé” autoproclamé — autant de voies de garage par lesquelles le rapport social capitaliste restructure le personnage selon de nouveaux codes fonctionnels.</strong> Cela souligne une vérité cruciale : <strong>tant que le mode de reproduction de la valeur reste opérant, l’individu comme forme de vie reste la norme structurante, et l’auto-organisation de la contestation radicale tend à être récupérée comme rôle alternatif.</strong> Ce n’est que lorsque le capital s’effondrera en tant que mode d’organisation total de la vie — c’est-à-dire lorsque la reproduction de l’individu marchand deviendra impossible — que cet éveil pourra devenir massif, non plus comme exception, mais comme condition historique d’existence. L’éveil de masse n’est pas une réforme de la conscience, c’est le fruit de la désintégration du monde qui faisait de la conscience une forme séparée.</p>



<p><strong>Le mode de production aliéné doit d’abord produire un sujet qui se croit « moi » pour que celui-ci accepte d’endosser des rôles — travailleur, artiste, critique, mère, etc.</strong> Ce « moi » n’est pas antérieur à la domestication : il en est le réceptacle fabriqué, destiné à contenir les contenus qu’elle impose. Comme un système social qui façonne à la fois les cruches et les liquides qu’elles doivent stocker, <strong>le capital produit en même temps les formes sociales et les sujets capables de s’y identifier.</strong></p>



<p>Un individu n’est pas un atome libre ou un simple support de conscience. Il est une forme produite historiquement par un mode de production déterminé. Il n’est donc pas en dehors du capitalisme, même lorsqu’il pense s’en extraire. Il est la condensation, dans un corps et une mémoire, des rapports sociaux capitalistes, incorporés dans ses gestes, ses désirs, son langage, ses attentes et ses peurs. Autrement dit : l’individu est lui-même un mode de production. Pas seulement un produit, mais un foyer actif de reproduction du capital.</p>



<p><strong>4. Forces productives et rapports de production individuels</strong></p>



<p>À l’échelle de l’histoire, une révolution advient lorsque les forces productives (la capacité humaine à transformer le monde) entrent en contradiction avec les rapports de production (la manière dont la société organise ces transformations, et en répartit le produit). Mais cette dialectique existe aussi à l’échelle du sujet : l’individu est un champ de tensions entre des forces productives internes (intuition, désir, créativité, puissance d’ouverture) et des rapports de production internes (routines, normes intériorisées, rôle social, ego, impératifs de survie).</p>



<p>&nbsp;Ainsi, les « rapports de production individuels » sont :</p>



<p>&nbsp;Les rôles sociaux incorporés (métier, position sociale…)</p>



<p>&nbsp;Les narrations personnelles légitimantes (« je suis comme ça », « j’ai besoin de ça », « ma valeur dépend de ça »,«je ne mérite pas ça »)</p>



<p>&nbsp;Les impératifs de subsistance intégrés (se vendre, séduire, se promouvoir)</p>



<p>&nbsp;Les structures morales intériorisées (culpabilité, mérite, punition, autoflagellation,&#8230;)</p>



<p> Et les forces productives individuelles, sont :</p>



<p>L’intuition immédiate du vivant.</p>



<p>Le désir d’un rapport désaliéné à soi, aux autres et au monde.</p>



<p>La capacité à créer du lien sans échange ni calcul.</p>



<p>La mémoire d’une vie non scindée, encore ressentie dans certains élans d’enfance ou de fulgurance.</p>



<p>Mais ces forces sont souvent réprimées ou détournées, car les rapports de production internes les filtrent, les codent, ou les mettent au service d’un Moi instrumentalisé lui-même au service de la reproduction sociale.</p>



<p><strong>5. L’erreur volontariste du dialogue rationnel impératif</strong></p>



<p>Tenter d’expliquer la radicalité d’une critique du Capital à une conscience encore identifiée à l’individu, c’est commettre une erreur méthodologique. Cela revient à vouloir fonder un parti politique pour l’abolition de l’État, de l’argent et du salariat&#8230; dans une société fondée sur ces trois piliers. L’aliénation ne se dissout pas par l’argument mais par la secousse intérieure, souvent provoquée par un effondrement, une perte, ou un désastre qui déstabilise profondément le rôle joué et ouvre une brèche dans la narration Moi.</p>



<p>Autrement dit : Nous sommes là souvent face à un symptôme de l’impatience narcissique du personnage critique qui s’auto-harcèle dans l’obligation d’une transmission éparpillée et souvent inopportune. Ce n’est jamais par une simple exposition rationnelle que quelqu&rsquo;Un pourrait s&rsquo;ouvrir aux jouissance infinies de l&rsquo;histoire mais ce sont les jouissance infinies de l&rsquo;histoire qui font qu&rsquo;à un moment donné quelqu&rsquo;Un va par lui-même chercher les explications qu&rsquo;il s&rsquo;est enfin résolu à accueillir parce qu&rsquo;il est enfin en train de les vivre.&nbsp;</p>



<p>Ce n’est pas l’inconscience-consciente qui produit la déchirure, c’est la déchirure déterminée historiquement qui peut produire la conscience consciente. Une vraie bascule n’arrive que lorsque le sujet ne peut plus tenir debout dans ses rôles. Là, la question du « pourquoi » se met à exiger une réponse qui engage la totalité de l’être. Pas une information critique, qui au mieux créera un personnage critique qui ne viendra que grossir les rangs des groupes radicaux incongrus, mais une métamorphose intime et profonde.</p>



<p>Même dans l’apparente insoumission, l’individu reproduit souvent le capital dans sa manière de se manifester ou de se penser :</p>



<p>Le marginal volontaire reste un sujet du capital, car c’est le capital qui l’a produit comme marginal — comme symptôme de sa propre impasse.</p>



<p>Le rebelle sarcastique ironise sur le monde, mais ne peut que consommer sa propre lucidité comme posture.</p>



<p>L’homme critique, manipulateur pompeux fuit son inanité pratique derrière un discours d’exigence voilant la petitesse de son quotidien réel régi par un devoir-être froid.</p>



<p>Le thérapeute de soi multiplie les rituels, lectures et pratiques pour aller « mieux », mais toujours dans le cadre d’un individu à optimiser.</p>



<p>Le couple conscient s’observe en train de jouer des rôles, en parle, mais ne peut s’extraire du théâtre car tout en eux est formaté pour le jouer.</p>



<p>Chaque exemple illustre un mode de production individuel où les gestes, la pensée, la parole et les affects restent tributaires du schéma capitaliste — soit pour la survie, soit pour la valorisation-dévalorisation, soit pour l’espoir d’une reconnaissance.</p>



<p><strong>6. Il n&rsquo;y a pas de sortie individuelle ou collectivo–individuelle</strong></p>



<p>L’homme qui s’isole seul ou en communauté, croyant retrouver une vie plus vraie, ne fait souvent que rejouer, sur un mode inversé, l’assignation capitaliste. Il emporte avec lui :</p>



<p>Un langage formé par la publicité, les films, la psychologie de supermarché.</p>



<p>Des peurs issues de sa mise en compétition sociale.</p>



<p>Une incapacité à vivre dans l’instant sans penser à son « progrès ».</p>



<p>Des affects forgés par la rareté, l’angoisse et l’individualisme.</p>



<p>Son isolement est une réponse fonctionnelle à une douleur réelle, mais la structure de cette réponse reste sous le règne du capital. Il n’a pas changé de mode de production ; il a changé de décor.</p>



<p>De la même manière, tant que la sortie de l’aliénation n’est pas vécue comme un renversement intérieur de la forme-sujet elle-même — c’est-à-dire tant que l’on continue à parler, penser, agir <em>en tant que</em> quelque chose (un militant, un théoricien, un survivant, un radical communiste, un “vrai lucide”) — la logique du capital continue d’opérer silencieusement. Regrouper une poignée d’individus critiques autour d’un corpus cohérent mais abstrait ne fait que raffermir la structure du moi social, cette fois adossée à la posture de “ceux qui ont compris, conceptualisés”. Mais <em>conceptualiser</em> n’est pas <em>se défaire</em>. La vraie désaliénation ne naît pas d’un cumul de subjectivités lucides, aussi tranchantes soient-elles : elle surgit quand l’illusion du moi critique se défait dans une communion vivante, chaude, sensible à l’élan du réel, et que s’effondre l’attachement à toute forme, même radicale, d&rsquo;identité. Ce n’est pas un discours mais un processus intime, charnel et profond.</p>



<p><strong>7. L’alternative réelle : bascule du rapport social</strong></p>



<p>Il ne peut y avoir de généralisation de la conscience qu’à partir d’une bascule matérielle du mode de production global. Cela ne signifie pas attendre un événement magique, mais comprendre que ce n’est que dans le moment où le rapport social universel dominant se déchire — par effondrement &#8211; soulèvement — qu’émergeront massivement des consciences non identifiées à l’individu-marchandise.</p>



<p>Alors seulement naît la Conscience consciente, celle qui ne se prend plus pour une instance séparée mais se sait tissée dans l’être et dans le vivant.</p>



<p><strong>8. Se produit comme exception désaliénée dans un monde aliénant</strong></p>



<p>Certains vous diront qu’il est impossible d’être résolu aujourd&rsquo;hui mais que l’on peut y tendre tendanciellement. Rassurez-vous ces défaitistes, prisonniers de leur propre jeu subjectiviste, vous font juste état de leur propre impasse existentielle.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">✦ 1. Ne rien faire pour se désaliéner — mais voir ce qui se joue dans la trivialité quotidienne.</h3>



<p>Le cœur du problème, c’est la croyance qu’on pourrait agir personnellement pour se libérer — comme si un individu pouvait « sortir de l’individu ». Or, comme nous l’avons vu, la forme-individu est elle-même produite par le mode de production capitaliste. Il ne s’agit donc pas de se transformer par volonté, mais de cesser de confondre ce que l’on est avec ce que la société a fabriqué.</p>



<p>➤ Pratique quotidienne : Cultiver une forme d’observation impitoyable mais sans jugement de tout ce qui est vécu comme « moi » : peurs, désirs, ambitions, opinions, projets — tout ce qui s’accroche à un rôle, à un scénario, à une narration. Chaque fois que « je » veux prouver, réussir, devenir… voir que c’est une production sociale en action. Ne pas lutter contre, juste voir — clairement.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">✦ 2. Refuser le mensonge social sans créer un personnage inverse</h3>



<p>L’erreur typique des marges (groupes radicaux, spiritualités rebelles, etc.) est de créer un « anti-masque » — une identité alternative, « réveillée », « lucide », « hors-système », qui reste… un personnage. Cela ne fait que rejouer le capital sous un autre costume. C’est une fuite qui paradoxalement nous enferme.</p>



<p>➤ Pratique quotidienne : Se tenir à distance de toute forme de rôle révolutionnaire ou marginal valorisé. Chaque fois que tu ressens que ta « différence » te valorise, te donne une place, c’est la structure du capital qui t’a récupéré. Résister non pas en te radicalisant, mais en abandonnant même la posture du refus comme identité.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">✦ 3. Être pleinement dans le présent sans perspective de construction</h3>



<p>Le capital projette toujours un avenir à construire, un futur à conquérir, un sens à accomplir. C’est ce que refuse conscience consciente: il ne propose aucune perspective alternative, aucun nouveau mythe, aucun rôle. Il défait le temps subjectif lui-même, et ouvre à l’immédiateté impersonnelle du vivant.</p>



<p>➤ Pratique quotidienne : Revenir au ressenti brut, à ce qui est là, sans but. Sentir le corps, la respiration, les sons, sans chercher à interpréter, ni à contrôler. Ce n’est pas du « développement personnel », c’est détricoter la continuité narrative du sujet.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">✦ 4. Laisser tomber le besoin d’avoir raison, d’éduquer, de transmettre</h3>



<p>Une des dernières illusions du sujet capitaliste, surtout « radical », c’est de croire qu’il doit convaincre, ou qu’il a quelque chose à faire comprendre aux autres. Or, comme on l’a vu, la révolution n’est pas transmise : elle surgit, impersonnelle, là où le rapport social se décompose. Aucune conscience ne peut éveiller une autre ; seule l’histoire le peut.</p>



<p>➤ Pratique quotidienne : Cesser de débattre, de convaincre, de « réveiller ». Se tenir disponible, sans chercher absolument à influer. Parler vrai si cela s’impose, mais sans enjeu, sans attente, sans posture. Ce qui doit se dissoudre se dissoudra quand l’histoire en portera la nécessité.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">✦ 5. S’abandonner au réel — sans résignation ni espoir</h3>



<p>La conscience impersonnelle ne se conquiert pas, elle se dévoile quand l’individu cesse de vouloir être. C’est un abandon actif : ni fuite mystique, ni résignation passive, mais une disponibilité radicale à tout ce qui est, sans l’écran du rôle social.</p>



<p>➤ Pratique quotidienne : Dans chaque situation, poser la question :<br>« Est-ce que je suis en train d’agir depuis un rôle, une peur, une histoire ? Ou est-ce que je laisse la Vie agir sans moi ? »<br>Et si la réponse est « je ne sais pas », c’est déjà que quelque chose s’est ouvert.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">✦ 6. Vivre dans les fissures — pas dans un projet alternatif</h3>



<p>Tu l’as vu avec Paris 1871, Berlin 1919, Barcelone 1937 : la révolution n’était pas un programme, mais un moment de désagrégation du monde de la valeur, où la vie a vibré sans sujet. Ces moments ne sont pas à reproduire — ils sont à ressentir comme traces d’une vérité vivante. Tu peux les pressentir dans chaque faille : un silence, une joie sans cause, un geste gratuit…</p>



<p>➤ Pratique quotidienne : Ne pas chercher une autre société. Mais repérer les instants sans calcul, sans fonction, sans masque, aussi brefs soient-ils. Ne pas les retenir. Les laisser être. C’est là que ça brille.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">✦ Pas un chemin, mais une décomposition</h3>



<p>Il ne s’agit pas d’un parcours, ni d’un progrès personnel. Il s’agit d’un dépouillement, d’une chute douce hors du mensonge de la personne sociale. Aucun effort ne t’y mènera, mais chaque instant peut s’y ouvrir — si rien ne le ferme. Il ne reste qu’à cesser de se croire quelqu’un, et à laisser vivre ce qui n’a pas de nom, mais qui vibre en tout.</p>



<p>C’est l’anti-sujet : la Vie sans personne pour la vivre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">✦ Le désarmement n’est pas une retraite</h3>



<p>L’erreur de lecture la plus fréquente face à une critique radicale de la forme-sujet, c’est d’y projeter une incitation à l’inaction : comme si refuser la logique du sujet capitaliste revenait à se retirer du monde, s’asseoir sur son canapé, et « laisser faire ». Mais cela, précisément, est encore un produit du capital : l’inaction volontaire, la « paresse revendiquée », la « sortie du jeu » assumée, reste une posture du moi. Elle est juste l’autre face de l’activisme frénétique, une protestation intérieure qui joue encore sur le même axe : agir ou ne pas agir — être ou refuser d’être.</p>



<p>Or ce que révèle le moment de l&rsquo;effondrement de l’avoir, c’est tout autre chose : la chute de ce faux dilemme.</p>



<p>Ce que tu abandonnes, ce n’est pas l’agir — c’est le cadre dans lequel on t’a appris à penser l’action. Le projet, le but, le devenir, la carrière, la transformation personnelle, la révolution : tout cela est codé par le capital comme forme narrative du sujet. Ce que tu laisses tomber, ce n’est pas la force de vivre, mais l’illusion que cette force t’appartient, et doit servir un « moi » ou un « monde » à sauver.</p>



<p>Ce « lâcher-prise » — qui n’est pas une posture spirituelle, mais un dépouillement organique — permet le retour de ce que l’on peut appeler, faute de mieux, la réceptivité vraie. Ce n’est pas une attente passive, mais une écoute sans anticipation, une disponibilité nue, où les formes mortes n’agissent plus à travers toi.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">✦ Ce silence rend possible un autre type d’élan : sans moi, sans finalité</h3>



<p>Quand les automatismes se suspendent, quelque chose apparaît. Pas un « appel intérieur » au sens romantique, mais une clarté sans sujet, une poussée, un mouvement juste qui n’a pas d’auteur. Ce n’est plus « je décide d’agir pour telle cause », mais « ça agit, là où c’est nécessaire ». Et là, paradoxalement, la puissance devient incalculable.</p>



<p>Parce qu’elle ne sert plus un rôle, une image ou une cause, elle est immédiate, limpide, tranchante — sans fatigue. Elle vient du cœur, non pas au sens affectif, mais au sens du centre vivant non falsifié. C’est un agir sans stratégie, sans volonté de convaincre, sans anxiété d’impact — et pourtant, c’est là que l’acte touche juste, qu’il transforme, qu’il coupe à la racine.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">✦ On ne peut pas en faire un programme — mais on peut en reconnaître la trace</h3>



<p>Tu ne peux pas provoquer cet état. Tu ne peux pas le répéter, ni l’enseigner directement. Mais tu peux le reconnaître quand il surgit, et surtout, ne pas le bloquer. Il surgit quand tu n’as plus rien à gagner, rien à prouver, et que la parole ou le geste vient sans calcul. Il ne cherche pas l’approbation. Il ne fuit rien. Il n’a pas d’auteur. Il est réponse vivante à ce qui est.</p>



<p>Aller plus loin dans la pratique désaliénatoire</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NVQHirgfqj"><a href="https://communionconsciente.fr/2019/03/17/desalienation-de-la-pratique-pratique-de-desalienation/">Désaliénation de la pratique, pratique de désaliénation</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Désaliénation de la pratique, pratique de désaliénation » &#8212; Communion Consciente" src="https://communionconsciente.fr/2019/03/17/desalienation-de-la-pratique-pratique-de-desalienation/embed/#?secret=QvKZbhYWaG#?secret=NVQHirgfqj" data-secret="NVQHirgfqj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les lumières du catholicisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 13:29:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Christ]]></category>
		<category><![CDATA[Générale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Catholicisme est une récupération de la parole Christique par le monde de l’avoir. Il permit durant le Moyen Âge d&#8217;asseoir la puissance de la noblesse en légitimant la propriété foncière contre la propriété commerciale. Il a malgré tout cette spécificité d’avoir été en Europe le réceptacle privilégié des joies verticales des hommes simples disant [&#8230;]</p>
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<p>Le Catholicisme est une récupération de la parole Christique par le monde de l’avoir. Il permit durant le Moyen Âge d&rsquo;asseoir la puissance de la noblesse en légitimant la propriété foncière contre la propriété commerciale. Il a malgré tout cette spécificité d’avoir été en Europe le réceptacle privilégié des joies verticales des hommes simples disant par la transsubstantiation que l&rsquo;ecclesia du Christ avait vocation à se manifester maintenant sur terre. Cette plasticité au divin du rapport social médiéval a produit un catholicisme qui dans ses rites a su, malgré sa hiérarchie, rendre grâce au Christ.</p>



<p><strong>La confession</strong> a deux significations qui pointent vers le Un.</p>



<p>Lorsqu&rsquo;on se confesse, nous sommes toujours pardonnés quoique nous fassions révélant ainsi que l’histoire du personnage est sans importance que nous pouvons nous en libérer car quoi que nous fassions le Christ en fait automatiquement table rase.</p>



<p>C’est un appel à se détacher de l’Histoire d’un individu séparé et à voir que nous sommes au-delà du corps et de ses conditionnements. Peu importe les actes, les pensées, les remords, tout cela n’a aucune importance, aucune réalité définitive et sera automatiquement annihilé à chaque confession dans le pardon final. Celui qui regarde le futur à partir du passé est présentement emprisonné dans une boucle illusoire qu’il reproduit aveuglément. Qu’il soit compris que la confession est un symbole pour nous dépouiller et révéler notre vraie nature, la confession reproduite est elle-même illusoire car elle entretient un jeu de culpabilisation-déculpabilisation une sorte de relation commerciale avec Dieu comme le ramadan.&nbsp;</p>



<p>Le but de la confession n’est pas d&rsquo;entretenir un rapport narcissique d’auto-culpabilité où l’on sera toujours fautif et dépendant d’un clerc qui nous laverait une fois par semaine. Cette vision culpabilisatrice est une récupération de la classe dominante de l’époque pour encaserner le paysan réfractaire comme le font aujourd’hui les curés gauchistes avec les idéologies inclusivistes forcenées.</p>



<p>En vérité, il n’y a jamais de fautes, jamais de bon ou de mauvais choix puisque tout est toujours pardonné. La confession est un jeu de rôle joué entre le prétendu pêcheur et le prétendu sauveur, c’est une parabole théâtralisée qui pointe vers l’universalité de notre vraie nature afin que l’histoire individuelle soit Vue. Si tu mets la main à la charrue débarrasse-toi de toute cette histoire illusoire juste en la voyant pour ce qu’elle est : une histoire, des pensées qui ravivent inutilement un passé à jamais disparu, c’est de l’auto-persécution.</p>



<p>La confession est une invitation à déballer l’histoire du personnage afin de pouvoir poser un regard dessus comme étant une histoire, un conte, une illusion et de tout jeter à la poubelle dans un pardon final. Cela peut être fait en une fois et donc inutile de revenir se confesser sans quoi cela devient un jeu de dupes répété à l’infini…</p>



<p>Une fois la confession effectuée et l’histoire vue pour ce qu&rsquo;elle est, l’invitation est au <strong>repentir</strong>.</p>



<p><strong>Repentir</strong></p>



<p>Dans sa forme originelle, le repentir Latin est un changement de perspective radicale, un retournement de la conscience.</p>



<p>Se repentir suite à la confession c’est l’abandon de la perspective individuelle limitée qu’est l’histoire individuelle telle qu’elle a été contée lors de la confession (l’histoire de Pierre Paul Jacques) pour embrasser la perspective universelle.Dans le repentir, au lieu de se voir comme un individu séparé du monde,il est vu que nous sommes le monde en totalité sans séparation.</p>



<p>La perspective que nous sommes le divin unifié d’abord et qu’ensuite il apparaît des objets au sein du divin unifié que nous sommes…qu’ il apparaît le corps, les conditionnements, les pensées, la nature etc. Bref, il apparaît le monde, notre monde. L’individu apparaît au sein de la conscience et non l&rsquo;inverse. En réalité, Le divin est tout, il n’y a pas le Divin et dans le Divin des choses qui apparaissent.Le Divin que nous sommes est à la fois les apparitions impermanentes et l&rsquo;absolu permanent, de plus les apparitions éphémères procèdent de la même substance que l’absolu, sont l’absolu, tout est Un.</p>



<p><strong>Le péché</strong></p>



<p>Pêcher veut dire en Grec «Manquer le But». Prenons ici le But dans son ultime signification comme aboutissement, accomplissement de l’Homme puisque c’est de ce dont il s&rsquo;agit.</p>



<p>Le pêcheur est invité à se confesser car par la repentance, il va «atteindre le But» qui justement est de prendre conscience qu’il n’y a aucun but intermédiaire à atteindre puisque nous sommes déjà le Divin que nous cherchons de toute éternité. C’est par le dressage social qu&rsquo;une médiation semble apparaître entre l’Homme et le Divin. Cette médiation se caractérise par une accumulation de croyances quant aux phénomènes qui apparaissent en notre sein qui produisent des cristallisations émotionnelles et mythologiques qui tordent le réel. L’identification à ces cristallisations produit des conditionnements qui se soldent par des comportements inhumains. Par l’identification la Conscience se prend pour la médiation, ainsi la médiation n’est plus vue comme médiation illusoire puisqu’elle devient le point de départ de l&rsquo;expérimentation. Je ne suis plus Conscience, je suis Pierre avec une histoire personnelle qui se caractérise par des comportements conditionnés machiniques.&nbsp;</p>



<p>Pour aller à la racine, nous voyons ici que juger les comportements comme tels c’est manquer le But puisque la source de ces comportements est la médiation crue vraie. Ainsi un homme esclave des conditionnements sociaux que l’histoire lui a légués est voué à pêcher. Un homme qui cherche son salut dans la réorganisation de la médiation en reste esclave et est donc voué à pécher. La seule sortie est de se reconnaître comme Conscience consciente, perspective à partir de laquelle la médiation est vue comme telle et perd donc sa capacité hypnotique. Le résultat étant contenu dans le début, seule la repentance de la conscience qui se retourne sur elle-même produit la perspective vraie à partir de laquelle le vrai se met en perspective. Tout peut être alors directement vécu sans péché.</p>



<p>Lorsque l’on se confesse, c’est que l’on a encore quelque chose à confesser, se confesser c&rsquo;est dire que l’on croit encore à l’histoire individuelle, se définir comme pêcheur c’est manquer le But.</p>



<p>Le principe de but tels qu’ils nous est imposé par le mode de production de la séparation est qu&rsquo;il ne peut jamais être atteint sans quoi il n’est plus un but. C’est pour cela qu’un but est toujours remplacé par un autre à l’infini, le but ultime caché derrière tous les buts étant de toujours avoir un but à se mettre sous la dent. Dans cette définition du but, l’acte de manquer le but est contenu dans le fait même d&rsquo;avoir un but, s&rsquo;imposer des buts est un conditionnement compulsif névrotique hérité de la société de l’avoir. En réalité, pour arrêter de manquer le but, il suffit d&rsquo;arrêter de se donner des buts extérieurs à nous-mêmes hérités de l’aliénation. C’est un appel à réaliser que nous sommes le tout, que nous sommes le Divin qui joue à se croire séparé en se créant un but. Car avoir un but c’est postuler que nous serions un individu séparé posé ici et qui devrait atteindre quelque chose posé là-bas plus loin dans le temps et l’espace. En réalité, nous nous auto-réalisons en permanence. Lorsque nous nous reconnaissons comme la Vie nous avons une confiance inébranlable en la Vie et nous sommes persuadés qu&rsquo;il arrivera exactement ce qu’il doit arriver, <strong>le but est alors remplacé par un élan naturel du cœur sans enjeux</strong>, l’enjeu est remplacé par le jeu. En revanche, le but est une projection mentale dans un futur hypothétique qui provient d’une angoisse, d&rsquo;un postulat qui voudrait qu&rsquo;il serait possible que nous n’arrivions pas à être ce que nous sommes ou qu&rsquo;il faudrait que nous soyons autre chose, or ce qui est ne peut pas ne pas être et nous devenons uniquement ce que nous pouvons devenir. Je peux m’imposer le but de devenir pianiste et alors je fais dépendre «mon» bonheur d’un événement spécifique. Ainsi, j’ajoute un enjeu au jeu. En réalité, si je dois devenir pianiste je le deviendrai car l’élan de vie qui m’y poussera sera incoercible. </p>



<p>Prendre ce qui arrive et en faire une histoire qu’on rattache à un Moi hypothétique est une appropriation narcissique du tout.</p>



<p>Le Christ répond toujours: lave-toi de tes péchés, lave-toi de ce conditionnement compulsif de te prendre pour un individu séparé du monde à qui il pourrait arriver des choses, à qui il pourrait arriver autre chose que ce qui arrive.</p>
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		<title>Brève sur la trajectoire inéluctable de l&#8217;émancipation humaine vers la communauté universelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 11:15:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque le monde de l’argent sera définitivement devenu invivable. Les sans-gilet dans la continuité des sans-culottes s’émancipent des lois de l’exploitation… Ils organisent une fête de village sans fin où règne l’entraide dans une réorganisation de la production basée sur les besoins humains immédiats du village. Cette célébration de la vie&#160; près de ceux et [&#8230;]</p>
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<p>Lorsque le monde de l’argent sera définitivement devenu invivable. Les sans-gilet dans la continuité des sans-culottes s’émancipent des lois de l’exploitation…</p>



<p>Ils organisent une fête de village sans fin où règne l’entraide dans une réorganisation de la production basée sur les besoins humains immédiats du village. Cette célébration de la vie&nbsp; près de ceux et de ce qu’ils aiment les conduit à s&rsquo;éloigner plus encore des lieux d’exploitation salariaux. Ainsi va la grève sauvage générale illimitée…</p>



<p>Ils exècrent les grandes villes indistinctes du capital où les gilets jaunes se sont épuisés à déambuler espérant obtenir la reconnaissance de leurs maîtres auto-proclamés. Ils ne mettront plus les pieds dans ces lieux bétonnés moribonds où rien d&rsquo;autre ne pousse que l’isolement, l’oppression et l’abrutissement. Toute la faune inconciliable des idéologies inclusives modernistes se concentre en ces lieux, laissons-les s’écrouler sous leur propre poids contradictoire. Laissons la folie mégapolitaine enterrer la folie mégapolitaine.</p>



<p>Le Capital vidé de son pouvoir de capitalisation par l’irréfragable baisse du taux de profit.</p>



<p>Les usines vidées de leurs travailleurs.</p>



<p>Les duperies politiques vidées de leur électeur.</p>



<p>Le marché du commerce vidé de ses vaches à lait.</p>



<p>Une fois l’Hydre capitaliste agonisant, une vague gigantesque partant des campagnes pour réinvestir les lieux de production nécessaires à la communauté universelle ainsi formée pour que se déversent sur notre territoire le confort et les saveurs de nos terroirs.</p>



<p>Tout le monde vient aider les paysans pour nourrir les communautés de village. Les mécaniciens se souviennent que les engins agricoles peuvent tourner au colza et à la gnôle. Le boulanger fait le pain, le boucher découpe la viande sans exploitation, sans argent, sans hiérarchie, avec Calme, Joie et Amour. Rien n’a changé et pourtant tout a changé…</p>



<p>Débarrassé du mouvement de l’identification à son rôle social, l&rsquo;Homme se produit comme Conscience consciente. Sa production individuelle comme collective ne lui échappera plus car il s’est reconnu comme Nature-monde.</p>



<p>La Vie est simple, ignorez tous les manipulateurs pompeux qui voudraient vous faire croire le contraire pour cacher leur inanité pratique.</p>



<p></p>



<p>Communionconsciente.fr</p>
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		<title>L&#8217;émancipation de l&#8217;Homme est l&#8217;œuvre de l&#8217;Homme lui-même</title>
		<link>https://communionconsciente.fr/2025/01/09/lemancipation-de-lhomme-est-loeuvre-de-lhomme-lui-meme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2025 10:31:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Générale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Homme, tu t’es identifié à ton rôle social, tu n&#8217;es pas obligé de mourir avec lui. Un mode de production basé sur l’argent est une totalité qui produit les apparents individus nécessaires à sa reproduction ainsi que l’idéologie qui justifie la séparation de l&#8217;Homme avec lui-même.  Le mode de production esclavagiste Grec a produit des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Homme, tu t’es identifié à ton rôle social, tu n&rsquo;es pas obligé de mourir avec lui.</p>



<p>Un mode de production basé sur l’argent est une totalité qui produit les apparents individus nécessaires à sa reproduction ainsi que l’idéologie qui justifie la séparation de l&rsquo;Homme avec lui-même. </p>



<p>Le mode de production esclavagiste Grec a produit des maîtres, des esclaves et une idéologie mythologique qui justifie la division du travail grec.</p>



<p>Le mode de production capitaliste t’a produit tel qu&rsquo;il avait besoin de toi. Il t’a produit comme individu séparé prolétaire persuadé que, pour survivre, il faut te soumettre aux lois de l’argent et à ses idéologies, qu’il faut remettre à des chefs les clés de la production sociale.</p>



<p>Nous sommes dans la crise finale de la fin de vie du mode de production capitaliste prêt à tout sacrifier pour repousser sa destruction inéluctable. Tu n’es pas obligé de te laisser sacrifier sur l&rsquo;autel de la marchandise en décomposition car tu n’es pas réellement cet individu séparé que le Capital te fais croire. L&rsquo;individu séparé réduit à une histoire personnelle attachée à un prénom est né au Néolithique en même temps que l&rsquo;argent et les classes sociales, lorsque l&rsquo;Homme s&rsquo;est séparé d’un lui-même partiel à la recherche du lui-même total. Se croire individu séparé est une sanction individuelle issue d’un mouvement d’aliénation collectif qui touche à sa fin actuellement dans la nécrologie du Capital.</p>



<p>Tu te définis comme de gauche, de droite, apolitique, anti-politique, père, mère, ouvrier, paysan, agriculteur, travailleur du tertiaire ou simplement prolétaire…</p>



<p>Tu es bien plus que cela, tu es cette joie subtile, cette paix profonde et cet amour vibrant. Et c’est pour cela que tu ne pourras jamais te satisfaire de te limiter à ton rôle social.</p>



<p>Ce malheur, cette insatisfaction que tu ressens, ce sentiment d&rsquo;incomplétude, quoi que tu fasses vient d’une erreur de perspective. L’illimité que tu es ne pourra jamais se contenter du personnage limité que tu crois être. Ton rôle social est une construction historique qui n’est qu’une infime partie de ce que tu es. Si tu peux voir ton rôle social, si tu peux t’observer, c’est que tu es ce qui observe et non ce qui est observé, et ce qui est observé apparaît en ton sein.</p>



<p>Si tu n’es pas la personne sociale que tu crois être alors la mort de la personne sociale n’a pas à te faire peur, c’est au contraire le début de la liberté. Tu t’es identifié à tort à cette personne soumise aux conditionnements sociaux, c&rsquo;est ce qui fonde ta souffrance. Tu t’auto-persécutes en t’obligeant à obéir à des règles que tu sais in-Humaines. En vérité, tu es cette Conscience libre insoumise qui renoue avec le cœur et l’écoute sans peur. Tu n’es pas obligé d’agir à contre-courant de ta Vraie Nature.&nbsp;</p>



<p>Paysan, lâche ta fourche soumise à Bruxelles et prends ta fourche d’Homme émancipé ! Ouvrier, lâche ton outil soumis à des nécessités de production capitalistes anti-naturelles et produit avec ton cœur là où est le besoin humain! Personnage de bureau, abandonne cet environnement sordide où l’homme est devenu rouage improductif d’une machine à profit ! Inactif, sors de cette passivité à laquelle le Capital t&rsquo;astreint !</p>



<p>N&rsquo;obéis plus aux instruments étatiques et paraétatiques qui veulent t’enfermer dans un rôle social syndical, LGBTiste, nationaliste, travailliste, immigrationniste, identitaire, anti-raciste, racialiste, écologistes, RICiste ou politique quelconque&#8230; Ne te laisse plus manipuler par l&rsquo;épouvantail épidémique qui veut te ramener à ta fausse condition d’individu limité à un corps de souffrance afin d’obtenir ta docilité…</p>



<p>N’obéis plus aux injonctions idéologiques qui veulent t’emprisonner dans le rôle d’un personnage social bon ou mauvais. Seule la Conscience qui se croit individu séparé est ex-ploitable, la Conscience universelle que nous sommes réellement est in-ex-ploitable. Le monde se révolutionne lorsque l’Histoire pousse l’Homme à sortir de sa perspective limitée. Depuis la perspective de la Conscience émancipée ce qui aurait demandé un courage impossible devient un allant naturel irrésistible vers la liberté totale hors de toute politique, hors l’argent, hors de l&rsquo;État. C&rsquo;est ainsi que les vrais révolutionnaires rayonnent toujours la Joie, la Paix et l’Amour même dans les conditions objectives les plus rudes.</p>



<p>Localement, par petit groupe, dialoguez librement ! Rencontrez-vous ! Communiez ! Désobéissez ! Mangez ! Buvez ! Riez ! Et ne rentrez plus jamais dans votre prison quotidienne ! Nous sommes Tous cette Conscience Une !</p>



<p>Dans le long mouvement de la fin de l’Histoire, nous pouvons tous arrêter de participer à ce cirque, arrêter de faire siens des objectifs hérités de la société de l’avoir, se lâcher la grappe et commencer à Vivre simplement…</p>



<p>Vive la Vie directe émancipée de l’auto-jugement social !&nbsp;</p>



<p>Communionconsciente.fr</p>



<p></p>
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		<title>Vivre le Christ</title>
		<link>https://communionconsciente.fr/2024/12/10/vivre-le-christ/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 11:21:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Christ]]></category>
		<category><![CDATA[Générale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ici, vous n&#8217;accumulerez pas de faux savoirs supplémentaires, vous vous débarrasserez de ce qui obstrue le Vrai qui rayonne déjà en vous ! « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je suis venu apporter, non la paix, mais l&#8217;épée » (Mat, X, 34-38) L&#8217;épée vient trancher le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ici, vous n&rsquo;accumulerez pas de faux savoirs supplémentaires, vous vous débarrasserez de ce qui obstrue le Vrai qui rayonne déjà en vous !</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je suis venu apporter, non la paix, mais l&rsquo;épée » (Mat, X, 34-38)</em></p>



<p>L&rsquo;épée vient trancher le voile de l&rsquo;illusion.&nbsp;L&rsquo;illusion est produite en médiation du réel.&nbsp;</p>



<p>Par les conditionnements sociaux la Conscience que nous sommes se goûte elle-même médiée par des filtres.&nbsp;Il s&rsquo;agit de voir les filtres pour ce qu&rsquo;ils sont afin de distinguer notre nature réelle.&nbsp;</p>



<p>Ce message s&rsquo;adresse à la conscience qui se croit être un individu séparé. L&rsquo;apparent individu séparé cherche à tout prix la paix sans jamais la trouver puisqu’il en est l’entrave. La paix tant espérée ne se peut reconnaître comme telle qu&rsquo;une fois tranché le voile de l’illusion. C&rsquo;est une invitation au renversement de perspective, reconnaître que nous sommes l&rsquo;absolu au sein duquel apparaissent directement les finitudes au lieu de passer par moi PierrePaulJacques finitude qui expérimente d&rsquo;autres finitudes à l&rsquo;infini, en quête d&rsquo;universel. Cette expérimentation du mauvais infini qui est le quotidien de l’humain dans les sociétés de l’avoir vient du fait que l&rsquo;Homme qui se sépare de la nature, se sépare de lui-même dans une représentation constitué de schémas mentaux conditionnés qu’il identifie comme lui-même et qui viennent faire médiation au mouvement réel dans le quotidien et dans l’appréhension de l’Histoire. À partir du moment où, au Néolithique, l&rsquo;Homme pose une médiation objective entre lui et le Tout, il se crée comme individu séparé faisant apparaître cette impression de séparation dans l’expérience.</p>



<p>L’épée n&rsquo;est pas une invitation à ce que le personnage s’arme de son épée de bois pour combattre sa représentation du faux là où il la met, c&rsquo;est à dire toujours à l’extérieur. Le faux ne peut produire du vrai, on ne combat pas le faux à partir du faux. L&rsquo;invitation est de retourner l&rsquo;épée contre soi-même afin de tuer la personne illusoire, et ne pouvant tuer une illusion, juste reconnaître que c&rsquo;est une illusion.</p>



<p>Et c&rsquo;est uniquement là que l&rsquo;épée de bois se transforme en épée de distinction par auto-transverbération produisant la transsubstantiation. Ce renversement de perspective, ce vrai repentir, est la source du Vrai, il n&rsquo;est alors plus possible de ne pas être en vérité. C’est uniquement<em> ici</em> que commence l’Agir Vrai.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Cet enfant est au monde pour le salut et la ruine d&rsquo;un grand nombre en Israël, et pour être un but à la contradiction ; vous-même, vous sentirez le glaive transpercer votre âme : et ainsi seront révélées les pensées cachées dans le cœur d&rsquo;un grand nombre. » (Luc, II, 33-35)</em></p>



<p>Dans le monde aliéné le salut passe par la ruine car re-naître au Vrai Soi passe par mourir au faux soi. Tant que nous ne somme pas nés une deuxième fois nous sommes perdus dans une lutte Donquichottesque contre le mal. Christ met fin à la recherche dans le contradictoire par dépassement des extrêmes existentielles dans l’être de l’amour. </p>



<p>Les pensées apparaissent au sein du cœur mais ne sont pas vues pour ce qu&rsquo;elles sont: des pensées disparaissantes, elles sont crus définitivement vraies. C&rsquo;est ainsi qu’on s&rsquo;identifie à des pensées discursives qui ne nous appartiennent pas mais qui sont le fruit du rapport social. Voir avec les vrais yeux de la Conscience c’est distinguer Christ de Jésus. Le glaive de la reconnaissance produit la vision claire.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Vous avez appris qu&rsquo;il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Et moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant ; mais si quelqu&rsquo;un te frappe sur la joue droite, tends-lui encore l&rsquo;autre. (Mat, V, 38-42)</em></p>



<p>C’est un appel a mettre un terme à l’histoire personnelle et cela désigne la fin de l’Histoire comme destination. Tant que l&rsquo;on ne sort pas du cercle vicieux de la dette héréditaire perpétuelle, la Conscience universelle que nous sommes est comme absorbée dans une histoire étriquée de malheur, de rancune, de réparation. Pardonner est le plus beau cadeau que l&rsquo;on puisse se faire. Le pardon ultime, c&rsquo;est de se pardonner d&rsquo;avoir oublié notre vraie nature par la domestication sociale. Celui qui vit n&rsquo;a pas le temps pour ces bisbilles, il s&rsquo;émancipe de l’histoire malheureuse dans la reconnaissance que ce que nous sommes est intouchable. Cette joue universelle tendue est inatteignable. L&rsquo;erreur n&rsquo;est pas de se défendre d&rsquo;une agression, c&rsquo;est de croire que le rapport asservisseur-asservit constitue la totale vérité du vécu direct. Un rapport d&rsquo;asservissement peut apparaître au sein de la vie que nous sommes, mais il n&rsquo;est nullement obligatoire de s&rsquo;asservir au rapport d&rsquo;asservissement. Il n&rsquo;y a que celui qui a quelque chose à perdre qui se soumet. Il n&rsquo;y a que celui qui se prend pour un individu séparé qui croit avoir quelque chose à perdre. L’ asservisseur a besoin de l’asservit pour exister et réciproquement. Lorsque l&rsquo;on ne s&rsquo;identifie plus à aucun rôle, on n’entre plus en résonance avec un potentiel contraire. Si je ne me définis ni asservisseur ni asservi, je n&rsquo;attire ni asservisseur, ni asservi… L’essentiel est donc cette prise de recul, ce changement de perspective qui permet de se départir du personnage auquel on s&rsquo;était identifié… et ô miracle, lorsque je me reconnais comme sans contraire je n&rsquo;attire plus aucun extrême…La vie que nous sommes est sans contraire, elle est le mouvement insaisissable de naître et de périr.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>« Il leur proposa aussi cette comparaison : Personne ne met à un vieux vêtement un morceau pris à un vêtement neuf : autrement, on déchire le neuf, et le morceau convient mal au vêtement vieux. Personne non plus ne met le vin nouveau dans des outres vieilles : autrement, le vin nouveau rompant les vaisseaux, il se répandra, et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves, et tous les deux se conservent. » (Luc, V, 36-38)</em></p>



<p>C&rsquo;est une invitation comme la parabole de la charrue et tant d’autres, à accepter de laisser totalement mourir notre représentation limitée du monde et de nous-même. En effet, rien ne subsiste aux feux de la conscience. L’ancien réceptacle, ce personnage,  est impropre à recevoir le Logos. L’individu séparé est une production sociale adéquate au mode de production qui l’a produit. Un mode de production produit à la fois le contenant et le contenu. L’individu séparé est le réceptacle adéquat à recevoir les conditionnements sociaux et à s&rsquo;y limiter afin de fonctionner en société aliénée. Or on ne peut pas se croire individu séparé et en même temps se reconnaître en tant que conscience universelle. Le premier est l’obstacle au second, le second détruit le premier.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Je suis venu jeter le feu sur la terre, et que désiré-je, sinon qu&rsquo;il s&rsquo;allume ? Je dois être baptisé d&rsquo;un baptême, et quelle angoisse en moi jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il s&rsquo;accomplisse. (</em>Luc, XII, 49-53)</p>



<p>L&rsquo;eau du baptême symbolise à la fois la mort par immersion de l&rsquo;ancienne vie du croyant, livrée au péché, et sa naissance dans une dimension divine et éternelle. Balayer toute croyance, pour ne plus manquer le but (pécher) et ainsi naître à notre vraie nature qui est cette dimension divine et éternelle.&nbsp;</p>



<p>L’angoisse est l’auto-écrasement expérimenté par la Conscience lorsqu’elle se limite par identification ou déni aux émotions et pensées qui émergent en son sein. Trivialement, c&rsquo;est cette pression souvent ressentie dans le plexus <em>solaire</em> lorsque nous écrasons notre <em>rayonnance</em>. Ne luttez pas contre cette sensation, observez l&rsquo;angoisse envahir le corps pour que rejaillisse la lumière divine. Quelle Renaissance, quel soulagement lorsque toutes ces cristallisations mentales et émotionnelles héritées de la société se dissolvent dans le feu éternel de la conscience !</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>«Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division. Car désormais cinq personnes dans une maison seront divisées, trois contre deux et deux contre trois : le père contre son fils, et le fils contre son père ; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère ; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère.»(</em>Luc, XII, 49-53)</p>



<p>Cela n’invite pas l’apparent personnage à prendre son épée de bois pour molester sa famille afin de se sentir plus vrai, plus légitime, plus digne, plus… Ici la contradiction est toujours exposée dans la même logique, elle est générationnelle. Nous sommes cette maison (cet espace d’accueil, ce champ de conscience) dans laquelle le nouveau se départit de l&rsquo;ancien.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>«Une grande foule de peuple marchant avec lui, il se retourna vers eux et leur dit : Si quelqu&rsquo;un vient à moi et ne hait pas son père et sa mère, sa femme et ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et celui qui ne porte pas sa croix et ne me suit pas, ne peut être mon disciple.»</em> (Luc, XIV, 25-27)</p>



<p>En tant qu&rsquo;individu séparé, les rôles sociaux apparaissent comme un horizon indépassable.</p>



<p>Quoi de plus dur que d&rsquo;abandonner son enfant ou ses parents. Se reconnaître comme conscience universelle c’est se reconnaître comme le père de toute chose, une transition vers un amour inconditionnel qui transcende l&rsquo;amour existentiel et l’attachement familiale. Lorsque l&rsquo;on est sur le seuil de la reconnaissance il peut y avoir une peur de ne plus être capable d&rsquo;aimer ce que l&rsquo;on a aimé jusqu’ici, bien au contraire tout est embrassé en transparence même l’amour existentiel lorsqu’on rompt les attaches. Les disciples doivent porter cette croix qui est l&rsquo;interjonction explosive entre la vie horizontale et la vie verticale. Et lorsque enfin on ose porter cette croix, quelle joie de voir que loin de nous peser, elle nous libère de la conscience malheureuse qui veut faire de sa vie un sacerdoce horizontal narcissique…</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>« Ainsi donc, quiconque d&rsquo;entre vous ne renonce pas à tout ce qu&rsquo;il possède ne peut être mon disciple »(Luc, XIV, 33)</em></p>



<p>Ici, l&rsquo;invitation est a se départir une fois pour toute de la logique de possession et non pas de s&rsquo;y maintenir en prétendant lutter contre. Le personnage critique perdu dans un mauvais infini va renforcer son culte narcissique en faisant de <em>«</em>sa<em>»</em> vie un combat contre le monde de la possession afin d&rsquo;affirmer: <em>«</em> je suis un homme bon, je n&rsquo;ai plus de pratique aliénée, je tranche tel le Christ <em>»</em>, se positionnant a un extrême, il a besoin de son opposé pour exister, pour donner un sens à sa vie. Hors, ici est l&rsquo;erreur fondamentale de perspective, en dernière instance ce qui produit le mouvement aliénant d&rsquo;une pratique est son point de départ et non uniquement le contenu de la pratique même. Si mon point de départ est moi <em>«</em>Pierrepauljacques<em><em>»</em></em> individu séparé je fais ceci… Alors j&rsquo;incarne le faux, c&rsquo;est bien cette fausse impression qui est a l&rsquo;origine de la production de mon monde comme séparé, c&rsquo;est elle qui doit bruler dans feu cosmique de la Conscience.</p>



<p></p>



<p></p>



<p>« <em>Quiconque cherchera à sauver sa vie, la perdra, et quiconque l&rsquo;aura perdue, la sauvera. » (Luc, XVII, 33)</em></p>



<p>L&rsquo;invitation à la mort du personnage qui n&rsquo;est qu&rsquo;une mort «psychologique».&nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>La rayonnance du divin ne viendra point d&rsquo;une manière qui frappe les regards. On ne dira point : Elle est ici, ou elle est là ; car la rayonnance du divin est au milieu de vous. » (Luc, XVII, 20-21)</em></p>



<p>Dieu n&rsquo;est pas un élément extérieur.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes tous le Divin, nous pouvons l&rsquo;expérimenter si nous avons l&rsquo;audace de le laisser rayonner en nous-même comme nous-même. S&rsquo;abandonner comme étant le divin, c’est voir au moyen de quoi les yeux ne peuvent pas voir, le Voir de la Conscience qui se reconnaît en toute chose comme elle-même, le Tout Un.</p>



<p></p>
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		<title>Vivre les présocratiques</title>
		<link>https://communionconsciente.fr/2024/11/27/vivre-les-presocratiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 08:16:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous ne trouverez pas ici une autre interprétation intellectuelle des textes à laquelle vous identifier. Il est question de vivre l’unité avant d’en parler afin de parler à partir de l’unité, c’est ainsi que les présocratiques dans leurs interventions indiquaient la perspective vraie à partir de laquelle le Vrai se met en perspective… Ils ne [&#8230;]</p>
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<p>Vous ne trouverez pas ici une autre interprétation intellectuelle des textes à laquelle vous identifier.</p>



<p>Il est question de vivre l’unité avant d’en parler afin de parler à partir de l’unité, c’est ainsi que les présocratiques dans leurs interventions indiquaient la perspective vraie à partir de laquelle le Vrai se met en perspective… Ils ne voulaient qu’aider leur frères à reconnaître leur vraie nature car c’est uniquement depuis cette perspective que le monde se révolutionne. Il ne s’agit pas de comprendre ce qui est dit mais de reconnaître qu’en dernière instance vous êtes la même perspective unitaire a partir de laquelle s’exprimaient les révolutionnaires… Alors il devient évident que c’est vous qui avez produit ces textes il y a 2500 ans…</p>



<p>Ne nous enchaînons pas aux textes révolutionnaires ou aux personnes les ayant apparemment produits mais vivons directement cela à partir de quoi émerge l’inspiration qui a produit ces textes. Simplement, la révolution n’est pas un objet que l’on peut posséder par le savoir, on ne peut ni le perdre, ni l&rsquo;oublier, c’est une puissance de Vie qui se vit et se reproduit à chaque instant.</p>



<p>1<em>&#8211; Or, l&rsquo;éternelle vérité du Logos n&rsquo;est pas vécue par les hommes, ni avant qu&rsquo;ils l&rsquo;aient entendu, ni lorsqu&rsquo;ils l&rsquo;entendent pour la première fois. Et, bien que l&rsquo;univers, dans son devenir, lui obéisse, les hommes ressemblent à des ignorants quand ils s&rsquo;exercent à des paroles et à des actes pareil à ceux dont moi, distinctement, je découpe et explique ici la nature contradictoire. Les autres, eux, n&rsquo;ont aucune conscience de leur conduite dans la veille, Comme ils oublient tout ce qu&rsquo;ils font dans leur sommeil.</em></p>



<p>Les mots ne sont que des indicateurs insuffisant en eux-mêmes, car le Logos est cela par quoi je décris et qui ne peut trouver son être dans une simple description. Les hommes identifié a un personnage social, reproduisent inconsciemment les schémas des conditions objectives qui les ont vu naître, or à partir de la perspective Une, les actes et les paroles au sein de la conscience produisent une totalité logique, une contradiction. Ainsi, ils sont inconscients de leur conditionnement social, ils n&rsquo;ont point reconnu leur vraie nature… à savoir que lorsque la conscience s&rsquo;éveille à elle-même, il est possible de rester conscient lorsqu&rsquo;on dort, il semble qu&rsquo;Héraclite fasse référence à cela plutôt qu&rsquo;une tautologie qui voudrait que: « Les gens pas éveillés «virgule» soient endormis…».</p>



<p>2-<em>Il faut donc suivre ce qui est commun c&rsquo;est-à-dire ce qui est universel. Car le Logos universel est commun à tous. Or bien que ce Logos soit commun à tous, la plupart vivent comme s&rsquo;il possédait en propre une pensée particulière.</em></p>



<p>Chaque pensée particulière (la voix dans la tête) est une reproduction inconsciente du rapport social en idée. Certains lorsqu&rsquo;ils entendent cette petite voix vont jusqu&rsquo;à s&rsquo;identifier à elle en ayant l&rsquo;impression: «je pense dans ma tête». Héraclite invite à ne pas suivre cette petite voix, à l&rsquo;ignorer, pour laisser raisonner en nous le Logos qui émerge du silence mental. Comme Conscience nous avons tous accès à cette perspective commune car c&rsquo;est ce que nous sommes une fois désidentifiés du personnage. Lorsque les digues de la personne ont rompues, le mouvement réel de la vie s&rsquo;accueille de lui-même. Il est alors possible d&rsquo;en rendre compte.</p>



<p>3 &#8211; <em>Le soleil large comme un pied d&rsquo;homme !</em></p>



<p>Perspective !</p>



<p>4- <em>si le bonheur était fait des jouissances corporelles, nous dirions les bœufs heureux quand ils trouvent du pois chiche à manger.</em></p>



<p>La perspective, Nous somme le bonheur même qui lorsqu&rsquo;il entre en contact avec un objet produit la jouissance. La jouissance n&rsquo;est jamais produite par l&rsquo;objet lui-même. Le bonheur est se reconnaitre comme complétude qui entre dès le départ en rapport de complétude au Tout. L&rsquo;individu séparé qui se croit incomplétude qui cherche sa complétude dans un monde cru extérieur demeurera à jamais insatisfait car il manque le but.</p>



<p>6- <em>Le soleil se renouvelle chaque jour. Il ne cesse pas d&rsquo;être éternellement nouveau.</em></p>



<p>Une invitation à ne pas se laisser déterminer par un passé personnel ou collectif. Nous sommes neuf chaque jour.</p>



<p>9-<em> les contraires s&rsquo;accordent, la discorde crée la plus belle harmonie : le devenir tout entier est une lutte.</em></p>



<p>10 &#8211; <em>le Polemos est pére et Roi de toutes choses.</em></p>



<p>Tout ce qui apparaît dans le champ de conscience, apparaît par paire régie par la contradiction. Cette lutte existentielle, est une harmonie parfaite à laquelle seul les fous séparés d&rsquo;eux-mêmes peuvent prétendre prendre part. S&rsquo;approprier la lutte narcissiquement dans un enjeu personnel revient à lutter contre la Vie qui est une lutte en soi, l’invitation est donc d’arrêter le combat illusoire dans le combat réel qui lui n&rsquo;a besoin de personne pour exister. Le combat fantasmé perturbe et parasite la danse de la vie qui est une lutte par essence mais pas dans le sens partitiste, crispé, tragique ou héroïque que l&rsquo;individu se fait de la lutte. La lutte dans ce cas est une récupération, une appropriation d&rsquo;un moment naturel vivant que le personnage maquille afin de se valoriser/dévaloriser.</p>



<p>Entrer dans la danse de la Vie.</p>



<p>13 &#8211; <em>Mariages: le tout et le non-tout, le rapproché et le séparé, l&rsquo;harmonie et son contraire. De toute chose naît l&rsquo;un et de l&rsquo;un toutes choses.</em></p>



<p>L&rsquo;Un est une non-chose au sein de quoi naît toutes choses et qui en compose la substance fondamentale. Ainsi en tant que l&rsquo;Un, Nous pouvons nous reconnaître en toutes choses car nous procédons de la même substance qui apparaît en notre sein.</p>



<p>19 &#8211; <em>l&rsquo;Homme échappera peut-être au feu sensible, jamais au feu intelligible. Ou bien comment se cacherait-il de ce qui jamais ne décline ?</em></p>



<p>L&rsquo;Homme peut Survivre à la destruction physique. La destination de l&rsquo;espèce humaine est obligatoirement de dissoudre dans les flammes de la Conscience la croyance en un individu séparé du monde et de faire communion consciente avec le Tout du Un comme conscience universelle. La communion universelle est le point de départ et l&rsquo;aboutissement de l&rsquo;Homme. La Conscience non-née immuable et éternelle prendra conscience d&rsquo;elle-même puisqu&rsquo;elle contient en elle-même sont propre but, en l&rsquo;Homme la Conscience se goutera comme infinité vraie.</p>



<p>20 &#8211; <em>La multitude ne médite sur rien de ce qui lui échoit; et même, une fois instruite, elle ne le vit pas: elle se l&rsquo;imagine.</em></p>



<p>La plupart des gens ne cherchent pas à réaliser leur vraie nature mais à se réaliser en tant qu&rsquo;individu dans la société. Et même une fois qui leur a été révélé qu&rsquo;ils sont la Conscience illimitée au sein de laquelle apparaît le personnage limité : ils continuent à partir du personnage qu&rsquo;ils croient être pour atteindre l&rsquo;illimité, ils ont de l&rsquo;illimité une représentation intellectuelle. Ils semblent incapable de s&rsquo;expérimenter directement comme l&rsquo;illimité au sein duquel apparaît tout le limité.</p>



<p>21 &#8211; <em>énigme de l&rsquo;oracle : « si tu n&rsquo;espères pas, tu ne rencontreras pas l&rsquo;inespéré: en terre inexplorée nulle voie vers lui ne s&rsquo;ouvre»</em></p>



<p>Il faut d&rsquo;abord se perdre dans la recherche de soi-même pour réaliser que nous sommes déjà ce que nous cherchons.</p>



<p>La recherche nous pose hors de nous-même et nous fait manquer le «but». La découverte de notre vraie nature n&rsquo;est pas un «aller vers» mais un «se laisser être» un «retomber en Soi».</p>



<p>L&rsquo;illimité qui va se chercher dans le limité et finir par désespérer qu&rsquo;aucun objet concret ou idéel ne le satisfasse jamais. Ainsi va pouvoir commencer l&rsquo;exploration intérieure qui aboutit à la révélation que ce que nous sommes déjà est au-delà des objets, inespérable car indéfinissable, inréifiable.</p>



<p></p>
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		<title>Commune !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 12:44:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque nous, le prolétariat, sortons de notre passivité pour exprimer l&#8217;envie d&#8217;une vie émancipée de l&#8217;avoir, notre pire ennemi est notre tiédeur. Contre toutes les droites et toutes les gauches de l&#8217;aliénation capitaliste, qui veulent utiliser notre colère pour redéfinir les règles de l&#8217;exploitation : disons merde à toute forme d&#8217;exploitation ! Notre pire ennemi, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Lorsque nous, le prolétariat, sortons de notre passivité pour exprimer l&rsquo;envie d&rsquo;une vie émancipée de l&rsquo;avoir, notre pire ennemi est notre tiédeur.</p>



<p>Contre toutes les droites et toutes les gauches de l&rsquo;aliénation capitaliste, qui veulent utiliser notre colère pour redéfinir les règles de l&rsquo;exploitation : disons merde à toute forme d&rsquo;exploitation !</p>



<p>Notre pire ennemi, ce sont les formes d&rsquo;exploitation que nous avons intégrées comme « moins pires » ou souhaitables. À bas le RIC, le RIP, le roi, la décroissance et toutes les recompositions du lâche qui a peur de se libérer des chaînes de l&rsquo;économie politique.</p>



<p>Notre pire ennemi, ce sont les formes de lutte que le capital nous a vendues.<strong> À bas les marches moutonnières dans les villes déshumanisées du capital</strong>, où les gilets jaunes se sont épuisés à déambuler, espérant obtenir la reconnaissance de leurs maîtres autoproclamés. <strong>À bas les grévettes syndicales prévues pour nous épuiser !</strong></p>



<p>C&rsquo;est simple : n&rsquo;offrons plus notre énergie à la machine exploitatrice politico-économique que nous voulons détruire.</p>



<p>Comme en 1871, et plus fort qu&rsquo;en 1968 : solidarité du rond-point gilet jaune étendue à l&rsquo;intégralité de l&rsquo;espace extra-urbain pour mener une <strong>Grève Sauvage Illimitée</strong> contre l&rsquo;argent, contre l&rsquo;État et contre le salariat !</p>



<p>Localement, par petits groupes, dialoguez librement ! Rencontrez-vous ! Communiez ! Désobéissez ! Mangez ! Buvez ! Riez ! Et ne rentrez plus jamais dans votre prison quotidienne ! Nous sommes tous cette Conscience Une !</p>



<p>Dans le long mouvement de la fin de l’Histoire, nous pouvons tous arrêter de participer à ce cirque, arrêter de faire nôtres des objectifs hérités de la société capitaliste en train de mourir : assénons-lui le coup de grâce !</p>



<p>Se lâcher la grappe et commencer à vivre, simplement…</p>



<p>Vive la vie directe, émancipée de l’auto-asservissement social !</p>



<p>[<strong>communionconsciente.fr</strong>]</p>



<div class="wp-block-file"><a id="wp-block-file--media-00c37057-d14c-4b7b-ad45-d717e33142bb" href="https://communionconsciente.fr/wp-content/uploads/2024/08/Commune-PDF.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commune PDF</a><a href="https://communionconsciente.fr/wp-content/uploads/2024/08/Commune-PDF.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-00c37057-d14c-4b7b-ad45-d717e33142bb">Télécharger</a></div>



<p></p>
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		<title>Grandir au renversement radical et vivre la communauté universelle</title>
		<link>https://communionconsciente.fr/2023/11/08/grandir-au-renversement-radical/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 15:25:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Générale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Intentionnalité N&#8217;ayant point reconnu leur vraie nature, ils sont toujours insatisfaits… Le mouvement déterministe de l&#8217;histoire suit son cours inéluctable, je veux vivre et incarner la fin de l&#8217;histoire maintenant plutôt que d&#8217;instrumentaliser l&#8217;histoire de la fin pour continuer à ne pas vivre.&#160; L’intentionnalité n’est pas un vœu pieux. Il ne faut pas confondre l’intentionnalité [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Intentionnalité</strong></p>



<p>N&rsquo;ayant point reconnu leur vraie nature, ils sont toujours insatisfaits…</p>



<p>Le mouvement déterministe de l&rsquo;histoire suit son cours inéluctable, je veux vivre et incarner la fin de l&rsquo;histoire maintenant plutôt que d&rsquo;instrumentaliser l&rsquo;histoire de la fin pour continuer à ne pas vivre.&nbsp;</p>



<p>L’intentionnalité n’est pas un vœu pieux. Il ne faut pas confondre l’intentionnalité avec une simple intention, une simple élucubration mentale.</p>



<p>L’intentionnalité c’est se reconnaître comme le Divin-monde. C’est être déjà en capacité de se produire comme Joie, Calme et Amour. Si je me prends pour quelqu&rsquo;un et que je pose une intention sur le monde alors je me produis comme individu séparé du monde, je me mets donc en position de non-intentionnalité.</p>



<p>L’apparent personnage que le divin que nous sommes créé fait une collection infinie de hochets narcissiques, l’intentionnalité en fait partie.</p>



<p>C’est parce que l’homme à déjà reconnu pour lui-même qu’il est l&rsquo;Être générique et que donc il le vit déjà au quotidien que l’intégralité du monde se transforme en terme de perspective et de pratique. Il ne se prend plus pour un individu séparé et dire «J’ai de l’intentionnalité» n’a aucun sens. Si je crois être tout ce qui se rattache à mon prénom, je me mets en boîte et me coupe de la Vie. Je m&rsquo;identifie aux faiblesses, aux peurs, aux conditionnements et au narratif mental du personnage et comme je crois que c’est «moi» (tout en prétendant vouloir en sortir) alors je le reproduis à l’infini et me mets dans l’incapacité de transformation.</p>



<p>Si je prétends vouloir réaliser ma vraie nature mais que je produis sur moi angoisse, petitesse, jugement stérile et mal être alors je prouve ma non-intentionnalité dans ce cas-ci je lâche l’ «intentionnalité» qui n’est qu’un hochet.</p>



<p>Le début de l’intentionnalité c&rsquo;est faire silence vocal et mental pour Poser le regard qui brûle le voile qui me fait végéter: me prendre pour ce personnage limité que je crois être.</p>



<p>La première intention de transformation de tout un chacun est le bonheur. Si je ne suis pas capable de me produire comme heureux, détendu et stable, si je n’ai pas reconnu ma vraie nature alors comment puis-je prétendre parler d&rsquo;intentionnalité puisque mon quotidien prouve que je ne maîtrise pas le sujet…</p>



<p>L’intentionnalité c’est le sortir de soi pour entrer dans le Soi: c’est d’abord sortir du «moi je».</p>



<p><strong>Désir</strong></p>



<p>Le désir est une pulsion de vie qui peut être ressentie dans le corps lorsqu&rsquo;on est à l&rsquo;écoute.</p>



<p>Le désir, pour le personnage, c&rsquo;est poser ma jouissance pour demain. C&rsquo;est justifier mon insatisfaction immédiate par le manque de quelque chose que je dois obtenir. Dans ce cas, désirer, c&rsquo;est me définir comme incomplet, c&rsquo;est mettre le bonheur à l&rsquo;extérieur. C’est être dans un cercle vicieux d&rsquo;insatisfaction interminable quoi que je fasse, quoi que je dise… Heureusement, il est possible de sortir de ce cercle vicieux.</p>



<p>Être en manque, c&rsquo;est être impuissant à distinguer ce que je veux réellement, c’est être une proie pour le rapport social marchand qui à produit l’individu séparé que «je» crois être.</p>



<p>En réalité nous sommes le bonheur même.</p>



<p>Lorsque nous nous sommes reconnus comme étant le fondement du bonheur alors ce «désir-besoin» disparaît pour laisser place à un allant naturel, un élan du cœur puissant. Alors lorsque le désir apparaît, il apparaît dans un espace d&rsquo;ouverture et de sérénité qui fait distinction spontanée entre le besoin compensatoire et le vrai élan du cœur.</p>



<p>L&rsquo;effet immédiat de cette distinction, est que l&rsquo;aspiration se déploie sans entraves dans une liberté qui produira le meilleur d&rsquo;elle-même car il est réalisé que nous sommes la Vie qui contient en elle-même son propre but. Lorsque «je» marche pour aller à la gare, «je» vis la marche en elle-même et le résultat d&rsquo;arriver à la gare n&rsquo;est plus un enjeu narcissique qui viendrait saper le chemin et donc saper le résultat…</p>



<p>Lorsque le désir apparaît depuis l&rsquo;individu séparé il est parasité par la confusion inhérente à la non reconnaissance de notre vraie nature, alors commence un auto-sabotage compulsif souvent mené par le monologue intérieur. Non seulement le personnage ne distingue pas le besoin compensatoire du vrai désir mais il transforme malgré lui le vrai désir en un enjeu narcissique. Cet élan de vie noble et divin – qui contient en réalité déjà le bonheur en lui-même – est réduit à un moyen d&rsquo;accéder au bonheur plus tard. Dès lors que le désir part du «moi» séparation mentale compulsive de la Vie, le bonheur que nous sommes n&rsquo;est pas reconnu dans l&rsquo;élan même ou comme le désir même, mais le bonheur est renvoyé dans un éternel plus tard consumériste de savoirs et d’objets marchands.</p>



<p>Qui est le plus puissant, un homme déjà satisfait et qui part donc de sa satisfaction pour produire? Ou l’insatisfait ?</p>



<p>Croire qu&rsquo;un homme satisfait resterait sur son canapé et ne produirait rien c&rsquo;est dire qu&rsquo;en vérité nous assimilons l&rsquo;homme à un végétal…</p>



<p>Ce qui retient l’homme à demeure, c’est la confusion que produit l’insatisfaction inhérente à la non-reconnaissance de l&rsquo;Amour que nous sommes.</p>



<p><strong>Satisfaction et insatisfaction</strong></p>



<p>Je sais intellectuellement que je suis l’Être générique mais je ne me suis pas reconnu comme tel et donc je ne le vis pas :</p>



<p>Je pars de mon insatisfaction espérant la nier en produisant dans le monde une critique de ce qui m&rsquo;apparaît comme aliéné, je suis dans un processus de désaliénation piégeux. N&rsquo;ayant pas reconnu comme moi-même cette vibration de Vie, je pratique ce que j&rsquo;ai intellectuellement déduit comme émancipatoire et je rejette ce que j&rsquo;ai intellectuellement déduit comme aliénatoire. Cette attitude pose en elle-même la médiation malgré la satisfaction passagère de faire ce qui me semble juste, je me sens toujours incomplet: évidemment, je pars de mon insatisfaction, mon principe apparemment vécu est « je ne suis pas l&rsquo;Être générique mais je le deviendrai plus tard une fois que j’aurai accompli ceci ou cela&#8230;». Tous mes actes sont médiés par une projection mentale consciente ou inconsciente sur le moment, je suis piégé dans un cercle vicieux car je produis ma propre médiation entre «moi» d&rsquo;un côté et le monde de l&rsquo;autre. Je me produis comme aliéné dans un processus de désaliénation sans fin.</p>



<p>«Je ne suis pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir»</p>



<p>Je me suis reconnu comme étant l&rsquo;Être générique. La crispation et l&rsquo;auto-domestication émanant de l&rsquo;effort pour coller à une projection mentale ont disparu.</p>



<p>J&rsquo;ai confiance en moi-même comme j&rsquo;ai confiance en la Vie car je me suis reconnu comme la Vie. Le rapport social a de moins en moins de prise car le contenant illusoire qui le recevait s&rsquo;efface, le «moi» personnel est remis à sa place. L&rsquo;être générique se manifeste directement et spontanément car les chaînes qui l&rsquo;entravait ont été brisées.</p>



<p>Je pars de la satisfaction d’être pour la reproduire positivement à chaque instant sans avoir besoin de réfléchir, de projeter. La liberté qui s&rsquo;exprime sans entrave est puissante, indéboulonnable. Ce calme profond, cette joie subtile, cet amour vibrant peut être capté par l&rsquo;apparent autre qui est reconnue comme nous-même. Un espace d&rsquo;ouverture se crée et la transmission se fait de manière fluide et joyeuse lorsqu’elle doit avoir lieu. J’exprime spontanément et sans ratés ma vraie nature dans des actes quotidiens. Instantanément tout a changé et pourtant rien n&rsquo;a changé (je continue à manger, boire, faire l’amour, le ménage, emmener mes enfants à leurs activités…).</p>



<p><strong>Pratique et faire</strong></p>



<p>Les conditions objectives d&rsquo;existence déterminent la représentation que «je» me fais du monde.</p>



<p>Cet élan pour la Vérité qui émane de l’illimité que nous sommes est souvent récupéré par la partie limitée à laquelle le divin que nous sommes est identifié, ce personnage illusoire qui s&rsquo;imagine qu&rsquo;en élaborant un échafaudage de pratique quotidienne il va renouer avec la Vérité.</p>



<p>Or c&rsquo;est dans le fondement, dans le principe qu’est contenu le développement et le résultat. Ainsi, si je pars de l&rsquo;idée qu&rsquo;il y aurait un «moi» Pierrepauljacques qui doit avoir tel comportement pour se reconnaître en tant que substance mondiale, ma prémisse contient l&rsquo;antithèse du résultat attendu puisque je m’appréhende comme séparé du monde, il ne pourra en résulter que le renforcement en la croyance d&rsquo;un individu séparé d&rsquo;un côté puis une substance mondiale qu&rsquo;il faudrait atteindre de l&rsquo;autre, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;en pratique je me produis comme séparé de la substance mondiale.</p>



<p>L&rsquo;homme n&rsquo;est pas végétal ou purement animal, ce n&rsquo;est pas simplement en nourrissant le corps de l’homme avec les bons ingrédients de terroir, en nettoyant le corps et son environnement de manière appropriée saupoudré d&rsquo;une tension mentale vers la jouissance qu&rsquo;il va automatiquement s&rsquo;épanouir, cela s’appelle améliorer les conditions de vie de la prison. Cette erreur ne peut être commise que s&rsquo; il y a identification inconsciente – et donc incarcération – au corps, aux émotions, aux pensées compulsives et donc au conditionnement social. La spécificité de l&rsquo;homme c&rsquo;est bien la conscience qui s&rsquo;est reconnu. C&rsquo;est donc la prémisse à toute activité. Ce n&rsquo;est pas le Bourgogne qui produit un émerveillement. C’est l’Émerveillement qui s&rsquo;est reconnu comme tel et comme substance de toute chose qui reconnaît l’émerveillement-Bourgogne lorsqu’il entre en rapport avec lui.</p>



<p>Ainsi les conditions objectives d&rsquo;existence vues depuis le jugement de l&rsquo;individu illusoire ne sont qu’une suite algorithmique de schémas comportementaux conditionnés jugés purs et impurs correspondant à un mode de production sociale X qui produit des individus apparemment séparés aˣ, bˣ et mode de production social Y qui produit des individus apparemment séparés aʸ, bʸ,&#8230; «je» vais donc m’astreindre à des conditions d&rsquo;existences que «je» juge pures pour m’auto-domestiquer, je fais sur moi ce que la société aliénante me fait, or sortir de l&rsquo;aliénation c&rsquo;est sortir du schéma de la reproduction sociale de l&rsquo;aliénation… Et d&rsquo;où «je» pars pour poser ses conditions d&rsquo;existence ? D’une idée, d&rsquo;une interprétation mentale de «moi» qui prétend recueillir le vrai, c’est le limité et l’instable qui prétend pouvoir recueillir l’illimité immuable… Cette instabilité du «moi» se vérifie par l’évolution constante de l&rsquo;idée que «moi» se fait du vrai et de la «meilleure» manière de l’incarner (à 6 ans, 20 ans, 40 ans), ce jeu de dupes est sans fin et ne sert qu’à reculer l’heure fatidique de la mort du «moi», de la fin de l&rsquo;histoire… Comme on le voit ici, du point de vue de l&rsquo;incarnation consciente, la résultante sociale aliénante fondamentale est l’individu séparé. Couper l&rsquo;aliénation à la racine, c&rsquo;est remettre en cause l&rsquo;individu, l’existence de ce «moi» apparu au néolithique et que l&rsquo;on ne remet jamais en cause. Radicalement les conditions objectives d&rsquo;existence de la société aliénante produisent la représentation de «moi» individu séparé face au monde. Ensuite peu importe les actes produits s&rsquo;ils sont produits à partir de la croyance d&rsquo;être un individu séparé, ils sont faux, instables et à jamais insatisfaisants puisque l’illimité que nous sommes ne pourra jamais se satisfaire du limité que l&rsquo;on croit être. Se produire contradictoirement à la société aliénante ce n&rsquo;est pas renverser les pions sur la table de l&rsquo;individualité, c&rsquo;est renverser la table de l’individualité.  Je suis né dans une société aliénante, je reste déterminé par les conditions objectives d&rsquo;existence tant que je les récuse dans leurs formes diverses et non dans leur fond Unique. Laisser l&rsquo;individu séparé se dissoudre, c&rsquo;est accepter de mourir à tout ce que l&rsquo;on croit être pour renaître à « ce qui est ». Cette révolution qui réintègre le mouvement réel vibrant de la Vie en lui-même est inébranlable par le rapport social aliéné.</p>



<p><strong>L’être générique</strong>&nbsp;</p>



<p>L’Être générique s’est reconnu comme le tout du monde, c&rsquo;est le Un qui est le Tout.</p>



<p>Au sein de l&rsquo;être générique apparaissent émotions, pensées, corps et informations sensorielles. L’être générique, malgré l&rsquo;intimité avec tout ce qui apparaît en son sein, ne s&rsquo;approprie pas les émotions pour dire mes émotions, les pensées pour dire mes pensées, le corps pour dire mon corps, ne projette pas le monde capté par les sens comme extérieur à lui et ne s’approprie pas une partie du monde, il est le corps du monde et le monde est son corps. Il est la danse de la vie qui apparaît en la Vie qu&rsquo;il est. Il est la joie subtile et calme, cet amour vibrant qui se goûte avec curiosité et émerveillement dans toutes les formes dont il est la substance: joie, colère, peur, tristesse, dégoût, amours, enthousiasme, nature… La vie est un jeu sans enjeux. L&rsquo;Être générique s’est reconnu comme la Conscience universelle au sein de laquelle tout apparaît et qui compose toutes choses. Ce que l’on appelle communément les pensées sont des commentaires superfétatoires, une résurgence idéelle du monde de la séparation. L’Être générique qui reconnaît le monde comme sa totalité organique à autant besoin de pensées pour être qu’en aurait besoin le cœur pour battre ou les poumons pour respirer. La pensée est déjà le fruit de la séparation de l’être, la pensée fondamentale née au néolithique est «moi» comme individu séparé du monde, lorsque être et penser sont la même chose il n&rsquo;y a plus que l’être qui se décrit et se vit lui-même, une intelligence de Vie sans commune mesure avec les capacités cognitives justes bonnes à construire un mur droit ou retrouver ses clés de voiture. Lorsque l’être générique parle, c’est le monde qui parle directement. Dans une société aliénée, l&rsquo;enfance qui est normalement le moment de reconnaissance de l&rsquo;Être générique devient le moment du conditionnement social.</p>



<p>L’Être générique qui ne s’est pas reconnu crée et s’identifie à l’individu séparé illusoire qui apparaît en son sein via le conditionnement social aliéné. Ce personnage créé de toutes pièces est une idée, une représentation du monde, c’est un effort mental d’appropriation et de compilation d’une partie de ce qui apparaît. C&rsquo;est un Arlequin fabriqué à partir de morceaux de mémoires, de certaines émotions, de certaines pensées – processus surdéterminé par l’Histoire mondiale – puis tout cela est perçu comme fourré à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un corps de chair : le personnage Pierrepauljacques est né… Ensuite il y a un effort inconscient mais permanent, une tension, pour maintenir cet Arlequin séparé d’un «monde» projeté comme extérieur. Durant l’apparent processus de reconnaissance de l&rsquo;être générique, il est possible de voir comment est fabriqué cet Arlequin limité piochant de manière consciente ou conditionnée dans le matériel illimité à disposition, comment cela est fait sur Soi mais aussi sur les prétendus autres personnes. L’Être générique est la chair du monde ancrée dans un corps de chair dont les limites physiques sont plastiques puisqu&rsquo;il produit la totalité de son monde comme son propre corps organique. Le monde pour l’être générique n&rsquo;est pas une projection mentale comprenant la totalité de la superficie de la terre ou la totalité de l&rsquo;histoire mondiale c&rsquo;est simplement la totalité de la réalité directement vécue y compris s’il est directement vécu une projection mentale sur l’histoire mondiale qui est donc reconnu comme telle. L’Être générique qui est identifié au personnage ressent sans pouvoir l’expliquer ce sentiment de fond lancinant d&rsquo;incomplétude et d’insatisfaction quoi qu&rsquo;il accomplisse, cela est dû à cette erreur fondamentale de perspective, il est inconsciemment su que l&rsquo;illimité que je suis ne peut pas être ce personnage limité que je crois être…</p>



<p>Mise en pratique:</p>



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		<title>Le mouvement réel au quotidien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 11:38:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le mouvement réel est la réalité de la Conscience comme Vie telle qu&#8217;elle se meut. L&#8217;Homme est la phase ultime du mouvement de la Conscience pour se reconnaître comme tel.&#160; Dans le mouvement général de la Vie, l&#8217;Homme contient son propre mouvement historique indissociable du premier et qui procède du même principe.&#160; Dans le rapport [&#8230;]</p>
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<p>Le mouvement réel est la réalité de la Conscience comme Vie telle qu&rsquo;elle se meut. L&rsquo;Homme est la phase ultime du mouvement de la Conscience pour se reconnaître comme tel.&nbsp;</p>



<p>Dans le mouvement général de la Vie, l&rsquo;Homme contient son propre mouvement historique indissociable du premier et qui procède du même principe.&nbsp;</p>



<p>Dans le rapport social aliéné l&rsquo;Homme se produit comme dépossédé de lui-même et s&rsquo;expérimente comme tel consciemment ou inconsciemment ( https://communionconsciente.fr/a-propos/ ).</p>



<p>Le rapport social est consubstantiel à l&rsquo;Homme c&rsquo;est par lui qu&rsquo;il devient Homme commun. Le rapport social lui lègue sa substance fondamentale mais aussi le superflu s&rsquo;il en est. Le rapport limité à l&rsquo;autre et à la Nature est la faille qui produit ce superflu qui s&rsquo;autonomisera en valeur d&rsquo;échange, une production toujours plus grande de superflu divers en actes puis en pensées. </p>



<p>C&rsquo;est ainsi que naît l&rsquo;Histoire et l&rsquo;histoire personnelle comme fil conducteur d&rsquo;une vie qui n&rsquo;allant plus de soi produit une justification à sa triste trajectoire. L&rsquo;histoire personnelle déterminée par l&rsquo;Histoire prennent de plus en plus de place dans la reproduction de l&rsquo;espèce au fur et à mesure que l&rsquo;homme est dépossédé de ses moyens de production. Ce qui était directement vécu s&rsquo;éloigne dans une représentation toujours plus prenante.</p>



<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;émerge la petite voix «dans la tête» qui prend petit à petit le pouvoir jusqu&rsquo;à exercer un tropisme sur le vécu direct. L&rsquo;histoire personnelle produit les pensées discursives elles-mêmes déterminées par l&rsquo;Histoire mondiale qui produit les idéologies. Un mode de production humain produisant les hommes qui lui sont nécessaires, plus l&rsquo;individu se croit séparé avec une histoire personnelle plus il est réceptif à l&rsquo;idéologie qui entre en résonance et nourrit l&rsquo;histoire personnelle, et plus il est conformément soumis au rapport d&rsquo;exploitation.</p>



<p>Au quotidien, je peux me libérer du rapport social aliéné en ignorant sa production médiatrice superflue.</p>



<p>Je ne suis pas obligé de croire les histoires qui se racontent «dans ma tête» ou croire que c&rsquo;est moi qui pense. Le mouvement réel de la Vie se déploie dans le vécu direct avec perfection et les commentaires mentaux souvent emprunt de malheur sont tout à fait accessoires et font médiations aliénante uniquement s&rsquo;ils sont crus vrais. Cette Conscience malheureuse est malheuse car sa nature illimité et immuable est comme emprisonnée dans une histoire et des émotions limités et changeant qui sont crus comme étant le tout indépassable de l&rsquo;expérience vécue maintenant.</p>



<p>Ainsi l&rsquo;expérimentation joyeuse et curieuse de la Vie s&rsquo;enferme dans une cosmogonie personnelle tissée de croyances, de tendances mentales latentes et de schémas comportementaux issues du rapport social qui appauvrissent l&rsquo;expérience. Les émotions comme expression du flux et du reflux de célébration de la vie sont vécues dans la douleur ou la nostalgie. Les émotions sont fuies puis refoulée jusqu&rsquo;à créer des cristallisations souffrantes qui dérèglent l&rsquo;organisme.</p>



<p>Comment s&rsquo;émerveiller lorsque la spontanéité infini de la vie au présent est enclos dans des projections futures déterminées par un passé trouble. Il est impossible d&rsquo;apprécier le présent lorsqu&rsquo;on en attend toujours autre chose, la Vie n&rsquo;obéit jamais aux projections dictatoriales du personnage&#8230;</p>



<p>Célébrer le mouvement réel de la vie au quotidien c&rsquo;est renouer avec la simplicité. Lorsque l&rsquo;apparent individu séparé ne fait plus médiation avec la Vie, alors il ne reste que la Vie. Si l&rsquo;histoire mondiale décidera du moment de libération de l&rsquo;espèce, l&rsquo;Intentionnalité permet à tout Homme de se reconnaître comme le divin lui-même faisant voler en éclats tout les médiations qui semblaient le séparer de lui-même. L&rsquo;audace de mourir à tout ce que l&rsquo;on croit être.&nbsp;</p>



<p>Un changement de perspective où je ne suis plus uniquement le produit du rapport sociale mais où le rapport social apparaît en mon sein&#8230;</p>



<p>Le mouvement réel produit la réalité objective qui n&rsquo;est que l&rsquo;objectivation du vrai qui se manifeste tout le temps en tout lieu dans le quotidien le plus simple pour celui qui voit à partir de quoi les yeux ne peuvent pas voir&#8230;</p>
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		<title>D&#8217;où J&#8217;expérimente la Vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 15:06:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Générale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une Vraie question émerge non du point de vue du rapport social aliéné dont nous semblons à tort prisonniers, mais de la Vie que nous sommes tous en vérité. Comment vivez-vous concrètement l’unité ?Il n’est pas question ici de la représentation mentale de l’unité mais de comment l’unité s’expérimente dans la manifestation concrète contradictoire de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une Vraie question émerge non du point de vue du rapport social aliéné dont nous semblons à tort prisonniers, mais de la Vie que nous sommes tous en vérité.</p>



<p><br>Comment vivez-vous concrètement l’unité ?<br>Il n’est pas question ici de la représentation mentale de l’unité mais de comment l’unité s’expérimente dans la manifestation concrète contradictoire de la conscience universelle que nous sommes et qui s’est reconnue comme telle, telle qu’elle s’expérimente dans la matérialité. Comment vous expérimentez-vous maintenant et dans votre quotidien ?</p>



<p><br>Question a tous, question pratique de vécu direct :<br>Vis-je directement que je suis ce champ de conscience dans lequel apparaît la totalité du monde : Histoire mondiale, histoire personnelle, émotions, sensations corporelles, pensées. Suis-je ces objets disparaissent qui apparaissent ou me vis-je comme pure sujet immuable impersonnel au sein duquel même le sujet historique &#8211; avec un prénom(!?), une date de naissance(?!) et un héritage Historique – apparaît ?</p>



<p>Suis-je les deux en même temps ?</p>



<p><br>Mon vécu direct est-il: « Moi Pierre, je me sens en joie » ou « la Joie que je suis s&rsquo;exprime intimement en mon sein »? Suis-je en colère ou y a-t-il de la colère qui émerge en mon sein ?</p>



<p>Comment accueillir en vérité le mouvement réel illimité du monde si je crois être un individu séparé limité aux objets suscités auxquels je m’identifie. Comment cet individu séparé limité peut-il même prétendre embrasser l’illimité, comment à partir du limité puis-je vibrer l’illimité, le limité peut-il contenir l’illimité ?</p>



<p>Révéler l&rsquo;être générique est-ce dissoudre Pierre ? Est-il obligatoire que le rapport social aliéné s’autodétruise pour que je reconnaisse intimement ma vraie nature ? ou cela est-il nécessaire uniquement pour l’espèce en totalité?</p>



<p>Changement réel de perspective : Pierre peut-il se reconnaître comme la Vie ou la Vie que nous sommes peut elle reconnaître que tout apparaît en son sein, Pierre y compris ? Lorsque « je » vis une ouverture, un déclic,&nbsp; est-ce Pierre qui vit l&rsquo;ouverture ou l&rsquo;ouverture a-t-elle eu lieu&nbsp;car Pierre a disparu ou a été relégué à l&rsquo;arrière-plan?</p>



<p>Est-ce&nbsp;le Vin qui produit un émerveillement à Pierre. Est-ce&nbsp;l’Émerveillement lui-même qui s&rsquo;est reconnu comme tel et comme substance de toute chose qui reconnaît l’émerveillement-Vin comme lui-même lorsqu’il entre en rapport avec lui?</p>



<p>Au bout du cheminement, lorsque le déclic tant attendu se produit et que je découvre cette blague cosmique de pour qui je me suis pris, l&rsquo;expérience vécue est-elle: moi Pierre qui rigole ou des rires émergent-ils en mon sein ? Depuis, me sens-je toujours complet dans une parfaite imperfection même une fois l&rsquo;euphorie de la reconnaissance passée ?</p>



<p>Pierre a-t-il lu ce message en tant que Pierre comme un texte extérieur auquel une voie mentale(prise pour « moi » individu séparé qui pense) s&rsquo;oppose&nbsp;machiniquement? Ou la conscience universelle se reconnaît-elle comme ayant elle-même tout produit y compris ce message et sa réponse?</p>



<p>Puis-je produire une critique radicale de la totalité si je ne me suis pas charnellement reconnu comme la racine de la totalité ?</p>



<p>Si je ne vis pas en certitude d&rsquo;expérimentation vraie ce renversement de perspective, ma parole peut-elle pointer honnêtement vers l&rsquo;émancipation humaine ? Puis-je y prétendre dans une quelconque correspondance ? Et bien plus concret puis-je l&rsquo;incarner dans l&rsquo;extrême simplicité du quotidien ? Ai-je le choix ?</p>



<p><br>Tout ce qui est ne peut pas ne pas être.</p>



<p>Bon Vivre Ici.</p>



<p>au-delà du quelqu’un</p>
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